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le contraire, ce serait dire que dans une série les conséquents ne reproduisent pas en quantité égale les antécédents, que quelque chose a apparu ou a disparu.
Le second 'corollaire est la transformation ou équivalence des forces. Les sciences physico-chimiques nous ont familiarisés avec cette idée, et les physiciens admettent tacitement que, non seulement les forces physiques subissent des métamorphoses, mais qu^unc certaine quantité de chaque force est l'équivalent constant de certaines quantités di's autres. L'expérience permet d'étendre la loi ù la totalité des phénomènes : cette loi en ed'et gouverne le système planétaire. Les mouvements actuels des astres sont les transformations lointaines des mouvements que, selon l'hypothèse de Uplace, la nébuleuse primitive, docile à la gravitation, contenait. Les phénomènes géologiques et biologiques continuent sous des formes nouvelles l'action intérieure de la terre et l'action extérieure du soleil. Les phénomènes psychologiques, malgré leur irréductibilité apparente au mouvement, pourtant obéissent ù la même loi. Liés à des phénomènes physiques et physiologiques, ils sont en corrélation quantitative avec ceux-ci; par exemple, l'activité mentale est en raison de l'activité cérébrale. Or les mouvements du corps reproduisent en égale quantité les mouvements reçus du dehors. Quant à- la transformation même du physique en psychique, elle est incompréhensible sans doute; mais elle l'est, parce que toute transformation, quelle qu elle soit, est également incompréhensible. Les phénomènes sociaux enfin sont la métamorphose prolongée des forces géologiques et solaires, accumulées h la surface du globe ou enfouies dans ses profondeurs. L'équivalence des transformations est donc universelle; mais elle l'est, parce qu'elle dérive de la Persistance de la Force, également universelle. 11 faut choisir : « nier la persistance de la force, ou admettre que d'une quantité donnée d'énergies antécédentes ne peuvent résulter ni phis ni moins qu'un certain nombre de changements physiques ou psychiques*. »