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i. Mrin.. I. C. n, 31 38.
K. Mèin., i, c. u, ii.
et de Socrate : ccluî-cî l'ayant rencontré dans la rue, fut frappé de sa beauté et de son air modeste ; il lui barra le chemin avec son bâton, et d*abord lui demanda où Ton achetait les choses nécessaires à la vie, puis : « Où apprendon à devenir honnête homme? » Xénophon rie sachant que (lire: « Suis-moi, reprit Socrate, et je te le dirai. » — Mais, d'autre part, il eut aussi des ennemis implacables. Longtemps on se contenta de le tourner en ridicule, comme fit Aristophane dans sa comédie des Nuées (424). A la fin, cependant, on le traduisit devant les tribunaux; ses accusateurs étaient Môlitus, Anytus etLycon. Socrate, par respect pour la justice, ne consentit à faire aucune do ces démarches qu on faisait habituellement auprès dos juges ^ Il no voulut point non plus se servir d'un plaidoyer que l'orateur Lysias avait compose pour lui, et n'en prépara aucun lui-même. On peut dire qu'il se laissa condamner, ou pluhït, par quelques paroles hautaines, il provoqua sa condamnation. Criton lui offrit alors de s'enfuir; l'évasion était fticile: il refusa, pour ne pas désobéir aux lois, ot but iranquillomont la ciguë. Platon nous a laissé, à la fin du Phëdoriy un adiirii-able récit de ses derniers moments.
Pendant le procès, Ilermogone lui ayant dit qu'il forait bien de songer à ce qu'il répondrait pour se justifier, Socrate répliqua : « Ne te somblo-t-il pas que loulo ma vie je n'ai fait autre chose? » Sans cosso, on effet, il avait examiné ce qui est juste et ce qui ne l'ost pas; il avait suivi la justice et s'était éloigné de l'injustioe. N'était-ce pas la meilleure des justifications'? — Xénophon songeait peutêtre à ces paroles en composant les Mémorables y qui snnt d'un bout à l'autre une apologie do son niaîlre. Socrale n'ayant rien écrit, nous devons, pour le connaîtro, nous adressera ceux qui nous ont transmis sos discours. Outre Xénophon, co sont Platon. Aiisloto, jujis, l)cauoou{) plus lard, 'iicoron, enfin Plu!ai(ïUO, et l)iojL,^rMio Lncrco. Xonophon «»st avant tnut un hislorion; il raconte d'après ses souvenirs.