‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 38 sur 285 · I. Além,, I, c. Il, H, Uk · texte numérisé non relu

I. Além,, I, c. Il, H, Uk

ne savent-elles rien faire? — Si fnit, elles savent tout co que doil savoir une femme : elles font le pain, elles fnl)n(jin»nt des vt>lements. — A quoi donc leur servent ces taîenis, si elles nVn font aucun usage? Elles ont travaillé pour apprendre; qu'elles travaillent encore mainlenani qn*ell(»s ont appris! Leur tâche n'en sera que plus facile. Êlre libre, nVsl-ce donc autre chose que vivre à ne ri«»n faire? — Arislarque est convaincu : il relourm» à la maison, disirihue de Touvra^e h ses parenti»s, qui acceptent avec joie jonr chasser l'ennui. Bientôt elles sentent qu'elles ne sont plus à char^n% ef que leur présence n'est pas une <(ène. I*uis, li«''res de travailler, elles se moquent à leur tour d'Aristarqne, (|iii resîe s<»ul les bras croisés. Socrate lui dit de leur conter l'a] oloj;:ue des biebis et du chien qui fnit bonne ^'arde autour d'elles. Voilà donc avec le travail, la concorde et la bonne liumeur qui rentrent dans une maison où l'on conirnençiiil à sentir certain malaise et comme un secret mécontentement*.

4. Piété. — La loi de faire du bien h nui nous en fait est une loi divine, comme celle d'honorer nos parents, comme l«i i}tété elle-même. Socrale recommande beaucoup lelle dernière vertu, et la fonde sur les meilleures rais(ms. Xénojdion nous rapporte à ce sujet deux loni^-^s entretiens, l'un avec Arislodènie, l'autre avec Euthydème\ Socrate leur prouve que les dieux nous ont comblés de bienl'ails, et que tout dans la nature est fait pour l'homme, la lumière, la terre, l'eau et le feu, puis les plantes et les animaux. Kniin, dans l'homme môme, il admire successiv<'ment les sens, l'inlelligence, le don de la parole, qui rend possibles les sociétés. A cela Eulhydème répond qu'en effet l(»s dieux méritent toute notre reconnai.ssance. Socrate n'a t^arde d'oublier la divination. Si néanmoins la Divinité ne si^ nruiifesie pas à nous, ne doutons point pour cela qu'elle existe. Notîe fune non plus ne.se voit pas; c'est pourtant elb» (]ui lait mouvoir le corps. Les choses invisibles sont donc les meilleures et

\. Ifrm.,11, TH.

S. Mrm , I, c. iv, cl IV, c. m. Los nn'mos id«Vs sp rcIrouviM-ont cher \r^sioi' cicus, comme un le verra dan» le De uatura Ucuruin de Cucioii. \\\v*\ II.

U PniLOSOPIÎES ANCIENS.

It^s plus e^cMlrnlPs, et Socrale conclut sagomont qu'il ne iaiil point les mépriser, u^ x«ao!s.poveTv twv dopa:o>v.

La Providence divine apparaît encore dans ce que nous appellerions aujourd'hui les sanctions naturelles. Socrale croit en effet que chaque loi porte avec elle la punition de celui qui l'enfreinl. Le tyran qui fiiit périr les plus honnêtes gens en est vite puni; car il n'a plus personne pour le soutenir, lui et l'État. Un maître châliait son esclave parce que c'était im ivrogne, un pan*sseu\ : « .le le veux, dit Socrate, mais, dis-moi, qui de vous deux en souffre le plus? » El si la faute est toujours suivie de quelque dommage, comme aussi la vertu se trouve toujours récompensiMî, c'est que les dieux l'ont établi ainsi par une législation supérieure à celle des honmies*. Ainsi cette Intelligence à laquelle Anaxagore avait eu recours, mais en ne la faisant servir tout au plus qu'à débrouiller le chaos, Sorrale ne craint pas de nnuilrer son intervention toujours bienfaisant*» et dans le monde physique et surtout dans le monde moral*.

Telle est l'apologie que Xéuophon fait de son maître. On accusait Socrate d'être un impie et le corrupteur de la jeunesse. Xénophon rapporte cette double accusation avec un élonnement douloureux, où percent l'indignation et le sarcasme ; pour toute répmise, il rappelle au souvenir des Athéniens la piété de Socrate et la moralité de son enseignement. Kt on comprend qu'il conclue comme avait fait Socrate lui-même devant ses juges : ce n'est pas la mort, mais des honneurs publics que méritait un tel homme (îe bien, iodxei Ti'xr.ç otEi-); eîvoti x^ tioXei [jiaÀXov r, OavaTou*.

t. Méni., IV, c. IV, 2î, 21.

"2. Aii.ix ij^in; av;nt dit : T.^vTa y,v ûjjlo'j* elra voOç iXOfov tccxvtx fiiîxi- '7ar,'7î. Mii«<«'»'llo iiilolliireiKO à InqupUo il eut recours le premier, il ne sut I .iv son ii.Mvir pour i'.xjilic.ilion ties plu'nomèiies plijbiquea. tlle reste chex lui in-i<-Li\e, coiniiie Socrate le lui ivprocho,

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