Mém». IV, c. ▼, ii, et c. n
S. ifém., IV, c. !▼,».
10 PniLOSOPUES ANXIENS.
de s'instruire. Nous le voyons d'abord plnisantcr Eulliy dôme, et le bien convaincre qu'il ne sait rien ; puis, le trouvant dans des dispositions meillouros, il cosse de badiner et reprend avec lui une conversation sérieuse et instruc-. tive*. C'est toujours en lui faisant des questions qu'il ramène peu à peu à répondre précisément ce qu'il voulait. Le jeune iionime avait donc la >urprise et la satisfaction de trouver la vérité lui-même. On a donné le nom de maicutique à ce procédé si ingénieux. Le mot ne se trouve pas dans les Méworubles, ni mémo la comparaison d'où il est venu, f/est Platon, dans le Tlieetèle, qui fait parler ainsi Socrate : « Vous savez que je suis le fds d'une accoucheuse ; mais vous ne savez peut-être pas que je continue le métier de ma mère : j'accouche, non les femmes, comme elle, mais les hommes ; je leur fais mettre au jour la vérilé qu'ils ont dans l'esprit '. »
A quoi cependant dislingnait-il les bonnes r'ponses des mauvaises? Celles des sophistes étaient souvent contradictoires entre elles. Or Socrate rejeLiil di\jà les opinions des physiciens sur les phénomènes naturels, pr.rre qu'elles se coulredisaieut toutes. Contradiction est une mauvaise marque de véiilé. Le jiîune iMitliydéme avait changé plu ieurs fois d'avis au cours d'un entrelien. Que penserais-tu, lui ditSocrate, d'un lionmie qui, voulant dire la vérité, ne dirait pourUint jamais la même chose; qui, pour enseigner un même chemin, montrerait tantôt la route du levant, tantôt celle du couchant, et qui, dans une même somme, trouverait tantôt plus, tantôt moins^? On ne possède donc la vérité que lorsque tout le monde demeure d'accord de ce qui a été dit, et qu'il n'y a plus moyen de .dire autrement, allé quoi! iSocrale, disait Ilippias en le raillant, tu dis encore les mêmes choses (pie je t'ai ouï dire il y a si longtemps I — Oui, dit Socrate, et toujours sur le même suj»'t ; au lii?u que toi, sans d()ut<' f>arce (jue tu sais beaucoup, tu ne dis jamais la niérnt» chose sur le même sujet. — C'est que je tâche