wj., IV. c. Il ot m
û. Mcin.t iV, c. 11, il ; cf. IV, c. tj, 13.
SOCHATE 17
toujours de diro quelque chose de nouveau. — Conmieul ! dit Socrate, et si l'on le demandait crombien il y a de lettres dansiuon uoiu, et quelles lellres ce sont,rêpondrais-lu tantôt d'une façon, lant(>t d'une autre 7 Ou si Ton tedeinandaitsi d<'ux fois cinq ne l'ont pas dix, ne dirais-tu pas toujours la même chose*?» Telle est la certitude, en quelque sorte, inalliématique, à laquelle Socrate voudrait arriver même dans les choses morales.
S. iBdortion et déflnition^. — Là il cherchait surtout des définitions exactes et précises: quVst-cc que la fiiété , la justice? Il avait au plus haut degré Tart de définir, et» pour cela, son procédé était toujours le même : V induction et les exemples, Xénophon parle à peine de Tinduction, qui ne semble être devenue un mot technique que dans la langue d*Âristotc. Celui-ci nous dit formellement : il y a deux choses qu'on peut attribuer à Socrate avec justice, le raisonnement par induction, et les définitions générales, Touç t' CTcaxTixooç AÔyouç xai xb 6ptÇîa0ai xaOdÀoo '.
Socrate a défini les différentes vertus, puis la vertu elle^ même. Pour définir la justice, il se demande p(»urqnoi tel et tel sont api>elé$ justes 7 Que font-ils pour mériter ce nom, et qu'est-ce qui les distingue des autres? De même pour la piété. On ne trouve pas encore dans les Méniurablcs 1 énumératîon des quatre vertus, qui est si célèbre dans lliisloire de la philosophie ancienne : tenq)érant*e, courai^e. prudence ou sagesse, et justice. Socrate parle surtout de la tempérance eu possession .de soi, èYxpàTcia,de la justice, ^txjt' jœ-jvti, et de la piété, eùcêCaa^. 11 est vi'ai (ju'il ramène c'*!''* ci à la sagesse, -îo^poaôvY) : être pieux, ci'st être sa^v ou plutôt sensé au sujet des choses divines, c'est vu avoir Ips seiliments qui conviennent à tout Itonnne raisonnaMc, -tcpl Oaouç èizci^aixo atôcppovx; icoi&lv toù; aU'O^ioi; ^. Ailleurs la