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plalion dos idôes, on doit ôludier longtemps leurs inia«;es, cVbl-à-diro les mallièrnaliques. Que personne n'enlre ici, arail écrit Platon sur la porte de son école, s'il n'est géoniè- Ire. Mais ce n'est là qu'une élude préparatoire, qui achemine l'esprit vers la science suprême ou dialectique.
t. natbématlqoe et dialectiqoe. — Platon marque iuiméme deux différences capitales entre la dialectique et les mathématiques. Dans les mathématiques, on se sert encore des choses sensibles, quoique pour connaître des vérités qui les dépassent. Le géomètre trace des figures, mais elles ne soDt par rapport aux* objets sur lesquels il raisonne, que commo l'ombre par rapport à la réalité. Dans la dialectique, au contraire^ on repousse toute image. I/esprit n'a vérilablenient afiaire qu'à des idées : il se sert d'idées, pour aller par leur moyen à des idées encore, et finalement il airive à des idées, aîcrOrjTw itavxaTtaiiv oùccvi irpoaypMfxcvo;, *AÀ itoc9iv aOtoT; 01* aÙTtTiv elç «Oxa, xai teXéutî lU ^loy\. Le monde visible est donc entièrement perdu de vue; on plane dans une région supérieure. Le danger est peulôire (|u'avec *î€l!e déduction d'idées on ait peine à rejoindre les choses nialériclles auxquelles il faudrait pourtant riîvenir, à moins qiion ne les déclare tout à fait inconnaissables et par suite «os réalité» et qu'on s'en tienne à un idéalisme absolu.
Secondement, en mathématiques, la certitude n'est point Parfaite. Elle repose sur d«s hypothèses qu'on n'examine |ws en elles-mêmes, mais qu'on admet comme des principes. Sûns doute, ce qui suit de là s'enchaîne rij^oureusement, et l'««prit ne peut refuser d'y consentir. Quelque obscurité "^sie néanmoins sur le point de départ. Platon songeait peul- ^'ï^ à l'espace, au temps, au continu, à l'unité, toutes choses, ^ïï effet, assez obscures en elles-mêmes. Or la dialectique ▼eutse rendre comptedelout. Beaucoup de notions, admises ordinairement comme des princripes, sont traitées par elh» *n simples hypothèses dont elle cherche le fondement, ï^uvrir sous les mots des idées claires et distinctes, décomposer celles-ci en leurs élénunts, qui sont encore des fes. mais irréductibles à d'autres; puis n'établir entre ces dernières que les lapporls qui couviemieut, ne les unir, ne
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les marier, comme dit PlatOD, que suivant leur nature, et non pas au hasard, comme sont mêlées les choses en ce monde, tel est le double travail d'analyse et de synthèse que doit accomplir la dialectique. Platon en donne le plan plutôt qu'il ne l'achève lui-même. Mais c'est déjà ime vue hardie et séduisante pour Tesprit qui veut tout comprendre, que de se représenter la réalité comme une combinaison ou un mélange d*idée$. «i^uLat;i; clsûv^