Platon. Banquet, p. 2U3-fOU
On s*«'\pliqiie ainsi coimiioiit, pourP.dton encore plus quo pour Socrate, c'est loul un que science et vertu. La science, en effet, n'est pas une chose abstraite et sèche, qui n'intéresse qu'une partie de nous-mêmes : c'est avec l'âme entière (ju'on se porte vei*s elle, aLv 8\r^ xf, |u/^. Kt comment contempler ensuite la justice, la sagesse, sans l'aimer passionnément? riaion ne conçoit plus alors qu'il y ait place dans l'âme pour un autre amour; la vérité, dit-il, lorsqu'elle y règne, a naturellement pour cortège toutes les vertus*.
Ainsi toute l'activité de l'esprit a sa source dans cette existence antérieure. C'était notre vraie vie, et à laquelle il faudrait revenir, comme le monde intelligible est le véritable monde, dont celui-ci n^otfre que la vaine image. Que Tâme s'efforce donc de mériter en quelque sorte son rappel dans ce séjour dont elle est exilée! Si elle se sent coupable. qu'elle aille d'elle-même au-devant de la punition, qui, du moins, en la faisant soutTrir, lui enlèvera ses souillures, et lui rendra sa pureté première*! Sinon, plus tard, dans l'autre vie, elle trouvera des expiations autrement redoutables. Au contraire, les âmes vertueuses quittent ce monde avec une belle espérance.
4. c^oneluaioa. — Lcs doctrines de Platon supposent une connaissance approfondie de l'âme humaine; le 7V(o6i 9«oturôv est le principe de sa morale et de sa politique, comme aussi de la science universelle, (lelle-ci est tout entière dans la distinction des deux mondes, sensible et intelligible, et de nos deux façons de connaître, par les sens et par la raison. La raison n'est pas de ce monde; elle vient de plus haut, et tend à y retourner. Toutefois le trésor de connaissances que lui doit notre âme n'est pas tout à fait ce que les modernes appelleront des idées innées. Leibniz marque bien la différence. Il remonte avec Platon à cette existence antérieure des âmes, et se demande si elles sont vides alors, et reçoivent passivement l'impression des objets, ou si, pour qu'elles puissent en prendre connaissance, il n't;st