Mél.,k, l; Dean., 111,8 S. Met., A
infériorité : elles restent engagées dans les conditions de la vie sociale et même matérielle, et se rapportent à cette partie de nous-mêmes qui nous est commune avec tous les êtres vivants, et qui n*est plus par conséquent Thomme véritable. Au contraire, la vertu théorique est celle de Thomme au sens le plus élevé du mot, c'est la vertu de l'intelligence. Le corps avec toutes les nécessités de la vie n*y a plus de part. La science pure est véritablement l'objet de la pensée pure. Sans doute, puisque nous sommes des êtres composés, une vertu où concourent toutes les parties de notre être convient mieux, ce semble, à notre nature, al toù auvOeTou d-£T«î dvOpaiitixaî. Celle que vante Aristote est une vertu séparée, i%o4 tow voîî xe/MpiqjLév7), comme si notre intelligence esiblait à part. Pourquoi vouloir que Tliomme se hausse de la sorte au-dessus de lui-même? C'est le bonheur d un dieu qu'on lui propose là. Hais, selon Aristote, la vertu consiste à regarder toujours au-dessus de soi, et non pas au-dessous. Du moment que nous nous sentons capables d'une œuvre divine, nous devons travailler à l'accomplir, sous peine de ne pas faire tout ce que nous pourrions, de laisser noire être imparfait, borné, par notre faute, et de manquer à notre destinée. .11 ne faut pas dire qu'on ne doit son<:;er qu'à des choses humaines, sous prétexte qu'on n'est qu'un homme, mais il faut, autant qu'on en est capable, se rendre soimême immortel, et tout faire pour vivre selon la parlie la meilleure de son être, où ypyj 6ï ovôpi.Wiva ©povgîv dfvô^wTtov ^vT«, ouo£ 8vr,Tà Tûv ÔvTjTÔv, ÀXX ' £çp ' Siov hèi'/tzai âôavaTiÇeiv, xai icdvTa ffotclv icpè; To Çy,v xaxà to xûâriaTov tÔ)v èv aurai *,
A vrai dire, l'homme qui s'élèverait jusque-là ne serait plus un homme, mais un dieu. La divinité, en effet, n'est autre que la pensée parfaite, dégagée de toute entrave et limite N'est-ce point la plus haute perfection qu'il soit possible de concevoir? N'est-ce point l'être dans toute sa pléni> tude? En même temps cet acte de penser que rien ne borne ou n'interrompt est nécessairement le suprême bonheur.
S. La p€Msé« de Ui pcnvée. — Mais Dieu se pense lui-