‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 65 sur 285 · Met · texte numérisé non relu

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ARISTOTE. 7i

didée; dans les désirs, un commencement de volonté raisonnable. Et ce passage de la puissance à lacté n*est point malaisé à comprendre, si Ton songe que Tacle, c'est la fin ou le bien que chaque être ne peut manquer de désirer. Jusque dans les plus vils, il y a quelque chose de bon qui leur est naturel, quoique supérieur à eux, et qui aspire vers le bien qui leur est propre, xal ^v toi< ^aOXoiç icxi ti cpootAov

Par là môme, Aristote a souci de Tindividualité. Platon considérait surtout les essences générales ou ce qu'il y a de conunun eutre plusieurs êtres. Aristote recherche ce qui est propre à chacun d*eux. 11 distingue avec soin ce qui est bon» purement et simplement, xo âuXcr»? àYaôôv, et ce qui est bon en particulier pour chacun, xi xaô' exacrrov «Yaôdv. Et, dit-il, autant d*é(res, autant de biens différents*.

Mais riraportant est de savoir comment ce bien se réalise. Or Aristote conçoit toute activité d'après celle de l'homme. L'intelligence, dit-il, ne fait rien si ce n'est en vue de quelque chose; de même aussi la naiure, âamp yho 6 voue àvsxa Too itotet, Tov aÙTov xpoicov xal rj <pùgi<;'. Socrate avait dit déjà ifUe la nature ne fait rien en vain, ovoèv aâxY^v. Mais, s'il faut en croire Xénophon, il entendait par là que toutes choses aans la nature ont été faites par les dieux pour les besoins et les commodités de l'homme. Celui-ci est comme un roi au milieu des autres êtres et des clénuMits, si bien disposés pour le servir.- Au lieu de celle finolilé erteme, comme nous dirions aujourd'hui, Aristote eon(;oit une finalité interne. Chaque être n'est pas seulement utile à l'homme, il est d'abord utile à lui-même. Et le philosophe naturaliste montre comment une planlt*, par exemple, pousse bcs racines dans le sol pour se nourrir, déploie sua feuillage pour se protéger; pas un organe en elle qui ne serve à quelque chose, et le corps tout entier est constitué lui-môme pour telle action qui lui est propre, xo dûvo/ov cô)ua ouv£cxr,x£ xpaÇe«a< xtvoç £vixa. Alors ce qui est utile se confond avec co

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