‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 66 sur 285 · Eih, Nie, X, 11, i · texte numérisé non relu

Eih, Nie, X, 11, i

f. Eih, Sic, 1, IV i Eth. Eud., I| viii} May, Uur.^ 1, k

S. Ih an., U. L

qui est bon, et la nature, par une tendance secrète au sein de chaque être, travaille à le réaliser*.

Ainsi, quoique le Bien suprême, auquel tout aspire, ne connaisse pas la nature et n'en soit pas Tauteur (]*idée de création ne se trouve nulle part dans la philosophie grecque), il agit néanmoins sur elle, il est une providence, au moins pour le monde physique, l/est-il également dans le monde moral? La vertu y obtient-elle toujours le bonheur qu*elle mérite? Socralen*en doutait pas, et il affirmait, d'autre part, que, par une institution divine, le châtijnent suit toujours la faute. Aristote reprend ces idées comme le sen&méme des mots grecs Ty invitait : bien vivre, bien agir et être heu reux, c'est tout un, «3 C^v, eu TtpaTretv, (ùoztuovsiv ; il confondait bonne vie ou bonne conduite avec bonheur, tûC(u<2, (ùirpaYta, EÙSotiuovta. Ces formules trop optimistes sont cependant diniciles à admettre. Est-on sûr que santé, richesse, estime, considération accompagnent toujours le mérite? Platon ne le croyait pas, et plaçait le bonheur en dehors de toutes ces choses. Le juste méconnu, disait-il, calomnié, et finalement mis en croix, est encore le plus heureux des hommes. Mais Aristote proleste : ceux qui disent qu'un homme étendu sur la roue est un homme heureux, pourvu qu'il soit vertueux, ceux-là, qu'ils le sachent ou non, disent une sottise. Le bonheur ne saurait se trouver dans la mi^èi e et la maladie; celui-là même n'est pas tout à fait heureux qui est d'une excessive laideur, ou d'une naissance vile, ou sans amis et sans enfants; et celui qui a des amis ou des enfants tout à fait vicieux, ou qui en avait de vertueux que la mort lui a enlevés, est peut-êlre moins heureux encore*.

Toutefois Aristote marque nettement, la différence entre les biens extérieurs ou ceux du corps, et les biens de l'âme, qui sont les vertus. Qui voudrait, sans celles-ci, avoir tout le reste? Serait-il heureux, môme avec la santé et les richesses, celui qui n'aurait ni courage, ni tempérance, ni justice, ni bon sens? Au contraire, avec toutes ces vertus, et lesauti-es

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