Diog. Laêrce, X, fi 85^, et xOpiai ÔdÇaci
conforme à ce qu'on voit, à ce qu'on touche, en un mot aux apparences sensibles. Celles-ci sont comme le modèle sur lequel on doit se représenter tout le reste, et nos sens deviennent la règle suprême de la vérité. Ce que nous ne connaissons pas, nous devons le concevoir par analogie avec re qui nous est connu par les sens. Cela sufiit pour le rendre au moins possible et probable ; de même que toute supposition que contredit l'expérience doit être aussitôt rejetée. Tel est Je principe, et les Épicuriens le suivent jusqu'à ses dernières conséquences. Le soleil a juste la grandeur que nous lui voyons*. Comment en douler, en effet, sans croire que nos yeux nous trompent? M.iis s'ils nous trompent une fois, comment nous fier à eux désormais? La confiance que nous avons dans uos sens doit donc être pleine et eiilièn*, sans restriction aucune*.
Voyons donc comment Épicure explique le monde, en supposant ces deux choses : que les dieux ne l'ont pas créé, et que ses causes véritables sont semblables à ce que les sens nous font connaître.