‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 74 sur 285 · De naU rer · texte numérisé non relu

De naU rer

ffec saiiclum namon fati protollore ûnels PosM, neque aUvuniuf nalur» tœdera nilit

80 PHILOSOPHES ANCTE^ïS.

mencé, et cela naturellement encore, sans que les dieux aient eu besoin d*intervenir. II n*est pas sorti de rien cependant, comme il ne se réduira pas non plus à rien. Mais de toute éternité existaient déjà les atomes dans Tespnce vide; ce sont eux les véritables éléments, dont le feu, Pair, Teau et la terre même ont été formés. Ils sont matériels comme tout ce que nous connaissons, très petits, mais d'une dureté qui les fait résister victorieusement à tout; rien ne pourrait les entamer, car ils n*ont pas en eux le moindre vide, par où quelque chose s'insinuerait pour séparer leurs parties ^ Or, c comme ils sont nombreux et divers, soumis pendant Tinfinie durée des temps à des impulsions, à des chocs ; qu'emportés par leur poids, ils s'abordent de toutes façons, et essayent incessamment tout ce que peut produire leur concours, il arrive qu'après avoir erré pendant des siècles, tentant des combinaisons et des mouvements de toutes sortes, ils rencontrent enfin ce qui, une fois rencontré, commence les É(i*ands objets de la nature, la terre, la mer, le ciel, les espèces animales » *.

Et Lucrèce nous fait assistera la séparation des substances formées tout d'abord : la terre, plus pesante, reste en bas ; Téther se dégage de la niasse et va dans les hauteurs donner naissance aux astres; l'air, moins léger, s'arrête en

1. Diog. LaSrce, X, il-5i. ~ Lucrèce. I, STiO-S. — Le caractère etsenUel des atomes est, comme le nom l'indique, V indivisibilité et en général l'tmmii/abilité, fit non Vextrème petiiexxe (au dix-«oplièmc Mè'*le, on les appelait les petits corpê^ et la philosophie qui prétendait les re«Uiurer, philosophie corpu*rulnire). — Plutarque, de Plae. phil., I, 3 : xa\ «rp/iTat aropLOC ovv ôti È>a*/:7Tr,, akX* ÔTt ou Suvarat T{j.r,07jvst, ànoiOTic owa xat àpiroyo; ouva» (Cf. Kiuni Mur la MétnphyMique, I. 11, p. 8!^.)

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