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eiiorrcs; elle faisait quelques victimes isolées: nous avons, nous, des tueries en masse. Quant au manque de nourriture, il est moins nuisible que l'excès. Autrefois les hommos ne prenaient de poison que par ignorance; maintenant ils ont inventé tout un art de s'empoisonner*.
3. Pro^rt^s social. — Mais On sorlit bientôt de cet état primitif. Et Lucrèce nous montre un commencement de société avec la famille, qui adoucit beaucoup la rudesse des parents. Puis ceux-ci se recommandèrent leurs enfants, et promirent de respecler et de défendre la faiblesse du sexe ou de l âge. Les sentiments nouveaux que la famille avait développés faisaient h tous une loi de ce mutuel accord. De là de petits clans, des tribus, où l'on vivait en commun. Lucrèce semble reconnaître que les inclinations sympalliiques ont été nécessaires à notre espèce, pour qu'elle pût se maintenir, au milieu des aulies, par le rapprocliement et l'union de ses membres. Ainsi le besoin, la nécessité expliquent naturellement les premières associations, elles n'ont pas eu les dieux pour fondateurs*.
Mais les lionnnes ne pouvaient vivre les uns avec les autres sans parler. Le langage n(î fut pas non plus une révélation venue au moins d'un demi-dieu. Mais les bommes avaient une voix articulée, et, par conséquent, le d«»sir de la faire entendre. Kn outre, ne voyons-nous pas les animaux eux-mêmes exprimer par des intonations diverses tout ce qu'ils éprouvent? Lucrèce suit toujours la même méthode : trouver dans la nature cerlains laits pour juger de tout le reste par an.ilogie, sans recourir à quelque explication surnaturelle^.
Cv n'est pas davantage un rromèlliè»\ connue le conte la légende, qui ravit aux dieux le feu céleste, [)our eu faire part aux bommes. La foudre» ne tonibait-elle jamais sur les liauteurs, laissant après elle l'incendie? VA ne voyait-on [>as alors, comme aujourd'hui, de v.Mstcs embi'asemcnts dans It's forêts? Quant à utiliser le feu, l'idée en est sans dnnle