‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 84 sur 285 · De natura rerum, V · texte numérisé non relu

De natura rerum, V

Ergo hominatn genuji inrassiim fnistraque laborat Semper, et îd curis consumit inanibus xvum; Nimirura, quia non cognovit, qux sit hahendi Finis, et omoino quoad crescat vera voluptas.

et maintenir la société humaine^ Peut-être l'amitié a-t-elle précisément Tavantage de leur donner satisfaction, sans être trop onéreuse pour chacun, comme serait la famille ou tout autre lien.

S. La liberté. — Malgré tant de précautions contre les coups du sort, Épicure avoue néanmoins qu'ils peuvent quelquefois nous atteindre. Comment alors nous mettre à l'abri de maux que notre prudence n'a su prévoir? Comment sauvegarder notre bonheur? Le sage, en pareil cas, dit Êpicure, saura montrer du courage. Et le principe de cette vertu nouvelle se trouve dans le pouvoir que nous avons de détourner notre pensée des maui présents, pour la reporter à des ioies antérieures. L'âme, qui est composée de subtils atomes, peut dévier, comme eux tous, vers tel ordre d'idées qui lui convient. Elle est libre, en un mot; et nous comprenons maintenant pourquoi Épicure voulait à tout prix arracher au fatal enchaînement des choses cette liberté de l'homme*. Ce sera son unique refuge, lorsqu'en dépit de tout calcul humain, les maux viennent l'accabler. Et luimême, on le sait, eut la force d'écrire un instant avant sa mort : « J'endure de telles douleurs de vessie et d'entrailles que rien ne peut en égaler la violence. Mais je trouve une compensation à toutes ces souffrances dans les plaisirs de Tûme que me procure le souvenir de mes travaux et de mes découvertes*, m

4. Arlatippe et Épienre. — Telle est la morale d'Épicure, assez différente de celle d'Aristippe*. Celui-ci faisait

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