‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 86 sur 285 · Diog. Laêrcc, 11. viii · texte numérisé non relu

Diog. Laêrcc, 11. viii

2. A cela les successeurs d*Ari5tip|>e répoinlaieiit, non s.ins iai«oii : le plaisir stable d'Kpicure, c'est l'état de ceux qui dorment: r\ àiiovta oiove\ xaOôJ- Sovtô; 6<rrt xata<rratai; (Diog, Laêrce, 11, 89;; ou nn';n»c : c'osl l'état d'nu mort, vex&oO xaTaoracriv (Clcin. d'Âlez.^ «S'^om., il, il7) — Épicuic se servait dei mots : YjSovY) xata9TY)|taTix^> àicovta» àtapa^îa, que Ciccruu iiuduit par indoUnlia,

comme indubitable que Thomme vertueux est nécessairement heureux, et que le bonheur ne saurait se rencontrer hors de la vertu*. Comme celle-ci n'est aulre que la prudence, ou le calcul exact des biens et des maux, Epicure semble attribuer à Tarithmétique la même certitude, quand elle s'applique aux choses humaines ou bien à des quantités abstraites. Avec cette conviction, il pouvait dire, en effet, que la vie est bonne ^.

D*autre part, il ne met pas en doute Texistence des dieux. Et même, s'il repousse avec tant de force leur intervention dans le monde, ce n*est pas seulement pour rassurer les esprits limorés, c'est aussi par une sorte de\ scrupule religieux. Il craint de rabaisser les dieux, en leur imposant un travail indigne d'eux. El le philosophe oppose aux croyances et aux pratiques d*une dévotion commune, la piété du sage qui consiste à regarder toutes choses d'un œil tranquille, sans faire aux dieux l'injure de penser qu'ils s'irritent contre les mortels'. L'impie, dit-il encore, n'est pas celui qui s'attaque à des dieux comme ceux du vulgaire, mais plutôt celui qui n'a pus sur la divinité des sentiments plus relevés que ceux du vulgaire*. Et il semble avoir pris à lâche d'y substituer dans les esprits des notions plus dignes d'elle. C'est pourquoi Lucrèce lui donne ce bel éloge d'avoir le premier a si bien, si divinement parlé des dieux immortels eux-mêmes* »,

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