De natura rerum, V
Hune bominem numéro Divom dignarier esse, Quom bene presertim multa ae dlvinitus ipsis ImmortaiU}U* de DiTii dire dicta tueriU
ËPICUBISHB. 05
On s*êtonne cependant qu*ii les ait condamnés k 1 inaction^. D*autant plus qu'il admet dans le monde une chose qui ne semble possible que si la Providence s*en mêle : le constant accord, Tharmonie parfaite de la vertu et du bonheur. A ceux qui seront vertueux, il promet un bonheur cerlain, et le refuse à tous les autres. Mais un tel optimisme, auquel Tâme voudrait croire, en dépit d'expériences si souvent contraires, ne s'explique que si les dieux ont eu soin, en effet, de toujours faire tourner les événements au bien des bons, et si dès lors les lois du monde physique se trouvent établies en vue d*un monde moral. Et, puisque Épicure croyait aux dieux, pourquoi ne pas les faire eux-mêmes les auteurs de ces sanctions infaillibles? Les deux croyances se complétaient Tune Tautre. Hais le philosophe, satisfait sans doute d'avoir ruiné la croyance sacrilège en des dieux malfaisants, n*a pas été plus loin. Et c'était déjà quelque chose, en effet, d'affranchir le monde de leur tyrannie : d'autres viendront ensuite, pour établir à la place le gouvernement d'un dieu sage et bon. En attendant, pour les Épicurions, la nature et la Divinité restent chacune à part, sans rapport enfre elles; et ce dualisme ne répugnait pas, remarquons-le, à l'esprit des anciens, qui n'était pas, comme le nôtre, tout pénétré de l'idée de la création.
1. ÎToubliora pas toatefolt qu'Aristote avait donné l'exemple h Épicure. Son Keu ne pense pas au inonde et reste tout entier i son bonheur. Seulement le nonde pense à lui, si ron peut ainii dire, et c'est même celte pensée qui le aouiient et ranime.