‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 91 sur 285 · De nat. Deorum, liv. II, c · texte numérisé non relu

De nat. Deorum, liv. II, c

2. Ih' tiat. Deorum^ llv. H, r. Sô-Si. r> r>e tint. Deorum, liv. 11. c. U-td. A. 1)9 nat, Deorurn^ liv. Il, c. 8U-61.

par les Stoïciens, traitaient irrévêrenciouseiniMit la Providence de vieille diseuse de bonne aventure. Mais d'abord, c'est moins une divinité particulière que Tal tribut essentiel de Dieu lui-même. D'ailleurs, son rôle ne se borne pas à prédire les choses futures; elle agit en outre constamoient dans tout l'univers. Jusqu'ici, Cicéron a été plutôt des effets à la cause. Maintenant, au contraire, il ira de la cause aux effets, pour montrer que ceux-ci, par leurs merveilles, attestent vraiment un divin auteur.

D'abord, on ne saurait, après avoir reconnu l'existence des dieux, nier leur providence. Pi»urqu(û, on effet, ne s'occuperaient-ils pas de ce monde? Kst-ce rinlelligence qui leur manque ou un pouvoir suffisant? Mais des dieux impuissants ou des dieux ignorants ne seraient plus des dieux. D'ailleurs, n'ont-ils pas nos qualités ù leur plus liant degré de perfection? Ils ont donc la raison ou Tintelligence parfaite, et c'est même de là que nous vient le peu que nous en avons. Or l'homme agit comme une pet Ile divinité dans les choses de son domaine, en les administrant : pourquoi pas de même les dieux dans le monde*?

En outre, tout est soumis à la puissance de la nature. Si Ton veut savoir comment elle agit, il ne faut pas la considérer dans une motte de terre, on un fraj^nient de marbre, dont les parties ne restent ensemble qu'en vertu d'uuQ simple cohésion, mais plutôt dans une plante, dans un animal, où les différents organes composent un tout bien lié, et se développent avec ordre et harmonie. Les Stoïciens, considérant surtout l'action de la nature dans les êtres organisés, croient qu'elle agit do même partout ailleurs. De là cette conception du monde comme un organisme, et du principe du monde comme un germe qui produit peu à peu de lui-même les membres de ce vaste cor[)s*.

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