Denat. Deorum^ liv. U, c. ôO
2. De nal, Deorwn, liv. H, c. 32-34. — Cf. \ir<r\U^, Enéide, liv. VI, T. 724-752 :
Spiritus intus alit, totamque infusa por artus Mens agitât molcrn, et iiiagno se coritore miscet
Cf. Géorg*, Hv. IV, t. 218-238. L«s Sloicien» Bp{)olaieut I« priuciiiu du niuada
 vrai dire, nous sommes tellement accoutumés à cet ordre universel, que nous n*y faisons plus attention. Mais pour peu qu'on le remarque, on ne saurait s empêcher de l'admirer. La science des astronomes le révèle à Tesprit, et Cic(''ron résume ce qu'on savait de son temps sur les phénomènes célestes. 11 ci(e nombre de vers que lui-même avait dans sa jeunesse traduits d'un poème grec, les 9ouvd|uva d'Aratus. Déjà les Stoïciens se servaient de la science, pour interpréter raisonnablement les mytlies du paganisme ; maintenant encore la science vient à l'appui de leur religion philosophique, et toutes les merveilles qu'elle nous découvre dans le monde deviennent autant de preuves en faveur de la Providence.
Des choses célestes, comme les révolutions des astres ^ Gicôron passe aux chosos terrestres, comme les plantes et les animaux. Ici l'histoire naturelle lui fournit mille exemples de l'artifice dont les dillirj.its êtres font preuve, pour se conserver, eux et leur espèce. C'est la vigne, qui allonge ses petits doigts ou tenons, et s'entortille et se prend et s'attache aux arbres ou aux murailles, pour croître et s'élever à l'aise. C'est la nacre qui a comme à son service une petite bête pour l'avertir quand elle doit refermer ses écailles, et prendre les petits poissons qui s'aventurent au dedans. C'est cet oiseau de mer qui force les mouettes à lui abandonner leur proie. Ce sont enfin les cigognes qui, dans leurs migrations, volent en triangie, et se rangent à tour de rôle en tête ou sur les celés «.
La conservation des espèces n'est pas moins admirable que celle des individus. Que de soins les mères ne prodiguont-cllcs pas à leurs petits I Et chez ceux-ci, comme les instincts s'éveillent de bonne heure I A peine l'oiseau se sent des ailes, qu'il s'ossaye à voler, et bientôt le voilà parti sans retour. Et quand une poule a couvé des œufs de cane, quelle
la raison séminale, X^yo; VTrepixiTixô;, pour exprimer et mode d'action qu'ils lui attri huaient.