‹ Études sur les principaux philosophes, rédigées confermément aux programmes officials du 31 mai 1902, à l'usage de la classe de philosophie et des candidats au baccalauréatChapitre 93 sur 285 · De nat. Ihorum^ liv. II, c · texte numérisé non relu

De nat. Ihorum^ liv. II, c

t. De nat. OeoTHm^ liv. 11, c. 47-31.

stoïcisme. 105

frayeur ensuite à la vue des canetons qui se dirigent vers la mare voisine ,et courent s'y jeterM

Après une courte digression sur les débordements périodiques de certains Heuves, comme le Nil et TEuphrate, sur la régularité de certains vents dont profite la navigation, Cicéron arrive eufm à Thonime*. Il Tétudie au physique, et commence par l'intérieur du corps. 11 suit les aliments depuis leur entrée dans la bouche, où ils sont broyés par les dents, avalés au moyen de la languo, Jusque dans le conduit qui les mène h IVstomac, et de là dans les intestins où une partie inutile est éliminée ; Tautre passe dans le foie, qui élimine à son tour la bile et d'autres liquides, qui vont aux reins ; le reste enfin, qui est le sang, arrive dans le cœur. En même temps, par la respiration, lair s'introduit dans le corps; il arrive dans la trachée^artère, remplit de \à les poumons, où une partie est renvoyée dehors; le reste passe dans le cœur. Celui-ci se compose de deux ventricules, l'un déjà plein de sang, l'autre plein d'air. Le premier envoie le sang dans les veines ; le second envoie l'air dans les artères. Sang et air se répandent ainsi dans le corps, et les Stoïciens ne se lassaient pas d'admirer, comme une merveille d'art, ce double mouvement qui entretient la vie'.

Parmi les organes extérieurs, Cicéron, qui semble reproduire ici certain chapitre de Xénophon dans les Mémorables, vante la situation des yeux au haut du visage, des oreilles à droite et à gauche de la tète, des narines au-dessus de la bouche, et du palais à l'enlrée de ce canal qui mène à l'estomac. Le toucher lui semble placé admirablement sur toute la surface du corps. — Puis, reprenant un à un les organes des sens, il fait l'anatomie de chacun deux, de l'œil, d'abord, qui de tout temps a excité l'admiration des seyants, de l'oreille, etc.^. Ces organes sont communs aux animaux et à l'homme. Hais les sens de celui-ci ont une

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