De l'Humanité, p
» le sein duquel vit le monde et chaque créature.
» Et un ciel relatif, non permanent , mais progres- » sif, qui est la manifestation du premier dans le » temps et dans l’espace.
» Encore une fois ne me demandez pas où est situé » le premier. Il n’est nulle part, dans aucun point de » l’espace, puisqu'il est l'infini.
» Ni quand il viendra, ni quand il se montrera. » Il ne viendra jamais, il ne se montrera à aucune » créature ; il ne tombera jamais dans le temps, pas » plus qu'il n’appartiendra à l’espace, puisqu'il est » l'éternel.
» Il est, il est toujours, il est partout, et toujours et » partout les créatures communiquent avec lui, car » c’estlui qui les contient, qui les soutient, qui les fait » vivre. Nous puisons notre raison en lui, notre » amour en lui, la force et la lumière de nos sens en noi ht).
» Quant à l’autre ciel, c'est la vie du monde et des » créatures, c’est la vie puisée en Dieu, c’est la vie » manifestée; c’est le temps, c’est l’espace, c’est le » fini, manifestation de l'infini, le présent , manifes- » tation de l'Éternel 1, »
Ainsi, la vie future ne diffère pas de la vie présente, et il ne faut pas chercher de ciel hors du temps et de l’espace. Vous êtes, donc vous serez : ce qui périt, ce sont les manifestations de lêtre et non l'être luimême. Descartes qui, avant Condorcet, avait rêvé l’imnortalité pour nos corps, au moyen d’une décou-