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repousse* ce qu*il attaque comme une stérile et «laugereuse chimère , c*est Texcès dModépendance dans Tordre moral, Texcès d*égalité dans Tordre civil : il montre qu'à ce prix ni la famille ni TÉtat n'existeraient , et que les tentatives pour y substituer la communauté sans abnégation religieuse,* et dans la seule vue de Tintérét personnel , sont contradictoires avec ellesmêmes, et n'aboutissent qu'au désordre et au néant.
C'est dans Touvrage de M. Reybaud qu'on trouvera l'histoire impartiale et piquante de ces plans de société et de religion nouvelle que nous avons vu passer près de nous, comme un spectacle; c'est aussi là qu'il faut lire la vie plus sérieuse d'un réformateur étranger, auquel n'a manqué ni la force d'esprit, ni la ténacité d'espérance, ni la foi en lui-même , et qui, depuis longues années, multiplie dans l'ancien et dans le nouveau monde ses efforts toujours impuissants pour établir une éducation sans culte, une société sans famille et sans propriété, un peuple sans gouvernement. L'orgueil, un orgueil illimité, est le drotf divin de ces nouveaux apôtres comme Thumilité était la vertu des premiers chrétiens ; et cependant les premiers chrétiens ont transformé le monde ; et le réfor-
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roaieur moderne, M. Owen, lui qui se proclame le favùfi de Vuniven, n'a pu, dans la conlrée la mieux choisie de la libre Amérique , loin de tout obstacle et de tout préjugé, fonder son système tociélaire, et bâtir une ville sous le beau nom de Nouvelle-Harmonie , sans voir aussitôt toutes les passions déchaînées faire de sa création un chaos, d*où lui-même s^est enfui des premiers.
AVANT-PROPOS