H. N., XI
(2) Germ., IX.
ne peut refuser son assentiment à la proposition de W. R. Smith : « 11 n’y a pas lieu de penser qu'aucun des grands cultes sémitiques se soit développé de l’adoration des arbres (1) ». Plutôt refuserait-on de suivre le savant anglais lorsqu'il ajoute que les éléments de cette adoration ont pénétré dans le rituel de divinités qui ne sont pas des dieux arbres, parce qu'il n’y a là qu’un pur postulat. Si on distingue les superstitions populaires, encore vivantes, et les cultes religieux, on reconnaitra que les Sémites n’ont pas rendu de culte aux arbres. Il est vrai qu'on a pour principe que la superstition populaire doit être interprétée comme une survivance des opinions religieuses de tous dans l’état antérieur. Mais il faut avouer ici que cette religion universelle aurait laissé fort peu de traces. Que l’on compare les Sémites et les Égyptiens. En Égypte « on rencontre partout à la lisière des terres cultivées et même à quelque distance de la vallée de beaux sycomores isolés qui prospèrent comme par miracle sur leur lit de sable... Les igyptiens de tout rang les estimaient divins et leur rendaient un culte suivi. Ils leur donnaient des figues, du raisin, des concombres, des légumes, de l’eau enfermée dans des jarres poreuses et renouvelée chaque jour par de braves gens charitables... (2) ». Nous n’avons pas trouvé chez les Sémites de culte aussi caractérisé, sauf peut-être en ce qui concerne les céréales. Si dans l'obscurité des origines on doit préférer l'hypothèse qui rend le mieux compte des faits, on considérera plutôt les arbres comme un accessoire du lieu du culte.