‹ Études sur les religions sémitiquesChapitre 78 sur 88 · ET-TAYYiBÉ (LiD., Haîiclb,, p · texte numérisé non relu

ET-TAYYiBÉ (LiD., Haîiclb,, p

D'août 134 ap. J.-C.

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^A Ba*alàainin, seigneur d'éternité, a offert^ une niche et un lit Agathangelos.

1) Ba'al Chamin est qualifié en grec de Zeus tonnant; c'est bien le caractère de Hadad,dieu de l'orage. D'autre part le Zeus Dolichenus, un autre Hadad, est qualifié Deus œternus. Il est donc naturel de traduire N^^Sv NID « Seigneur de l'éternité», NdSs? ayant constamment ce sens dans les inscriptions de Paimyre. M. de Vogiié avait proposé « Seigneur du monde», non sans suggérer l'autre idée. M. Lidzbarski a repris la traduction « Seigneur du monde », rapprochée de la tournure rabbinique uhhv StZJ "lill {Ephem.^ I, p. 256). Mais cette tournure ne se trouve pas dans des documents contemporains de nos inscriptions. Mordtmann {Palmyr., p. 48) cite une dédicace latine de 220 de la leg. II Parthica Antoni[ni]ana p(ia) f(idelis) f(elix) aet(erna) dédiée à la Victoria alterna d'Élagabale. Domaszewski qui l'a publiée note que la Victoria seterna est propre à Élagabale aussi bien que le surnom de cette légion; il est probable que tous deux viennent de l'Orient, Les inscriptions latines de cette époque mentionnent Opt. Max. Cœlus .Eternus Jupiter.

2) NnS3, ici xatiapa (et non xa|jL£pa, Mord(mann) ; dans Vogué, 70, •^aXlç, sorte d'ar-

cosolium. — X12J1V, /Atvr^jne peut être un lit funéraire, puisque Hadrien était encore vivant. C'est \cpulvinar, destiné à l'origine aux lectistemia solennels, devenu permanent : 7nensa in qua épuise libationesque et stipes reponuntur. Ornamenta vero sunl clipei coronde et hujuscemodi donaria. Mensa hoc ritu dedimla in templo ai^œ usum et religiotiem obtinet {Macrobe, Saturn., III, 116). M. Bouché-Leclercq, auquel nous empruntons cette cilaiiion {Dictionnaire des antiquités..., v. Lectisternium), pense que les images posées sur les pulvinaria n'étaient pas des statues « mais des figurations portatives, soit de purs symboles, soit des mannequins drapés dans des exuvix, auxquels il était loisible de donner des figures humaines » (p. 1011). Le même auteur définit le lectisterne un repas servi à une ou plusieurs divinités d'origine exotique, et pense que ce rite est venu à Rome de la Grèce. Il semble bien qu'à la fin les pulvinaria permanents étaient placés dans les temples mêmes des dieux auxquels ils étaient consacrés (Dion Cassius, LIX, 9 : liz\ Trjv xXîvriv tou Atbç... au Capitule), et Ba*al Chamin n'est pas un étranger à Palmyre. D'autre part il ne semble pas que l'usage des lits des dieux soit venu d'Occident en Orient. Hérodote dit du temple de Bel (1,181) : Iv oà xff) vrjôi xXfvr] ^zyétXiri xsîTat su l<3xpui[Livr^ xai ot TpdcTrsÇa TzapaxéeTat ypuasr), àyaXaa 8s ou/, l'vt oùôèv aÙT60t lvtopu[j.£vov, et Lucien du temple de Hiérapolis {De dea Syr., 34) t ev aurSi eaiovcojv iv dcptarspa xéexa'. îrpwTa {Jièv 6p6voç 'HsX(ou, autou ôs â'ôoç oùx Ivi (MoRDTMANN, Palmyr., p. 44). L'usage de recevoir des dieux sur des lits viendrait-il d'Orient? Ce qui précède donne beaucoup de lumière sur Is., lxv, 11 oii le prophète parle de la table dressée pour Gad et des boissons offertes à Meni (?), probablement deux divinités de la Fortune et du Destin.

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