‹ Études sur les sourcesChapitre 100 sur 133 · PRODUITS · texte numérisé non relu

PRODUITS

miirunèlm.

3,5 1 iUfit

Le volume d^eau total infiltré dans le bassin est donc :

o,t3i93x a85oX lo'^ = 3.750.000'"%

D autre part, ei| mesurant au plaoimètre lordonuée moyeane du graphique des débits, figure ât8. S"*, on trouve que ce débit moyen est, par féconde., de ;

aSlit. 8,

ce qui donne pour Tannée entière un débit total de :

o"',o358 X 3i.5oo.ooo'' = 8i3.7oo'"".

La source de Vallan est donc bien loin d'écouler toutes les eaux infiltrées. H reste

un volume de :

.nie

qui lui échappe. Si Ton considère que cette source est située au confluent des dpux thalwegs principaux de son bassin, qui s'y réunissent dans une gorge étroite; que cette source est d'ailleurs une source ffaffewrement dont la nappe alimentaire est très mince, on doit considérer comme à peu près certain que la source de Vallan débite tout le débit de la nappe pordandienne et n'en laisse rien perdre.

Le volume d'eau restant de 9.938.000 mètres cubes s'infiltre dans les fissures du calcaire kimmeridgien, bien que ce terrain soit nettemenl argileux, et va sourdre dans la vdlëe de l'Yonne, au pied des versants, ou dans le lit 4e la rivière. Ce vcduine représente les 0,786 de l'apport pluvial totaL La source n'en écoule que o,9i6.

Calcul de la nappe portlandienne. — Appelant S le coeffieient d'absorption total du terrain, S' le coefficient d'absorption de la nappe portlandienne considérée seule, on a pour l'apport pluvial total, par seconde (équation iU) :

, r I m (.Q 3»75o.ooo o^h*2

(fl\ fl = -^ ^ * »x:i — i • i ss: .

^ ' Il 3i,5 X lo^x a.85oX »o« 10»

Puisque l'apport pluvial de la nappe portlandienne n'est que les 0,91 G de l'apport pluvial tot4)l, il faut poser :

d'où:

Cest là une première donnée.

La question à se poser est tout d'abord de savoir comment les eaux s'écoulent dans la nappe pordandienne.

Le terrain portlandien est essentielleitient un terrain h fissures; on peut prévoir qu'il s'est formé dans le fond de chaque thalweg des fissures assez nombreused et assez étendues pour former un véritable canal collecteur qui reçoit les eaux déversées par les surfaces imperméables comprises entre lesdils thalwegs. CVst bien ce qu'on a constata

dans le creusement des puits G, G, F, où loil a vu Teau occuper des baufeura de 3, &, 5 , 6 mètres au-dessus de l'argile imperméable.

En raison de la grande perméabilité du portlandien et delà très petite valeur de S\ les nappes transversales de la coupe (fig. âi8 f^) sont des nappes à un seul versant, excepté celle qui détermine la formation d*ime source N, à TO^esl du bassin. Gomme la pente longitudinale du fond de la nappe est notaUement pluâ grande que les pentes transversales, les trajectoires résultantes des filets liquides sont des courbes allongées comme celles de la figure 58, pi. XVIIL

On arrivera à une connaissance assez approchée du mode d'écoulement des eaux 3n négligeant Tinfluence de Tappel des thalwegs et en admettant qu^on a affaire purement et simplement à une nappe cylindrique qui coulerait sur un plan incliné k deux pentes, c'est-à-dire ayant une pente de o m. oi8 dans sa partie supérieure et une pente de o m. oio3 dans sa pat*tie inférieure.

Dans un terrain très perméable, le coefficient d^absorption totale est toujours inférieur à o,oo8 (voirchap. xvii).

Mais ici, nous avons affaire à un terrain etcessivement perméable; nous supposerons J» 0,00 & seulement.

Voici les calculs :

Reportons-nous à la théorie des nappes è un seul versant, paragraphe i8, et appelons, conmie dans ce paragraphe :

L, la longueur de la nappe depuis raffletlrement du kimnifiridgieii origine de la Mppe jusqu'à laaottrce; lf»=^S.'jÈo mètres;

^, rindinaison de la nappe à r«rigiM;

a, la pente du fond égide à o»oi8 dani la première nappe, cello du haut; 0,0 io3, celle du bas. Lea deux profila de nappe se aoudenl Tun à Taiitre au changement de pente;

4, la pente hydtauUqne de la nappe oonsidérëe;

i, Tordomié» maxkna de la nappe considérée.

Nous aurons successivement :

j= 0,001 ; ^B» o,oooooi ; i' = ^X 0,466 = o,oooi65; SIj ^ o,oooft65 X 6.740 ^ S" 1 3.

Nnppe du haut :

Nappe du bas :

3^ 9 X o,ooo665

Ces deux valeurs de z sont beaucoup plus grandes que 1 ; donc, dans ses deui parties I la nappe est bien à un seid verumi {$ 3o)«

On calculera ^ qui sert d'entrée au graphique 3b (partie de droite) pour le calcul du rapport \jr\

On iromera les résulUtB Miivanto :

Nappe àa haut :

Nappe du bas :

^ — 0,0909; (%)"*^«^^^) i = 3,ta X 0,044 = 0" 187,

Pour construire le profil de la nappe, il faut encore connatire Tabacisse du point de plua grande profondeur (équation &3 bii) :

Remplaçant :

8 par 0,0 ioS,

b par 0,187,

parce qu'il s'agit de la nappe du bas ;

^ par o,Qoo465, on trouve :

c'eat-â-dire que le point d'ordonnée maxima n'est qu'à 194 mètres du point de source.

La nappe consiste donc, dans l'hypothèse que nous avons faite, «M unmiheêJÛêlfeau.

Vûlune d'eàti contenu dans la nâppè. — Il aët doiintf par là formule Bd ^

Faisant ici :

m^aojSo; e«ttOfOio3; ^L.«"3,ia,

on trouve V«= i49. Il faut corriger ce vblutllè de la réduction causée par la substitution d'une nappe plus mince dans la partie haute, ce qui ramène le volume réel à 190 mètres cubes par mètre de largeur, soit à 1 90 X 4.93o = 5o8.ooo"^.

Comparé au volume d'eau total que débite la nappe tant par sa sOurcte que par son fond, et qui est de 3.7So.6o'ô mètres cubés par an, il repréëenté titie dliréè de foHna-

tion de

6oS.boo X 065 t '

■ ^" ^ «= aq jours.

Avec cas données, la sevrée de Vallan serait asaiirémeni très instable. Et pourtant elles sont probablement an-dessous de la vérité.

Cesi ce qu'on peut yéri6er en cherchant à se rendre compte de ce qai s'est passé dans le mois d'août 1908. A la suite de fortes pluies, la source a éprouve, en 3o jours, une montée qui a porté son débit de i3 litres à &7 1. 5.

Faisons le bilan des apports et des pertes :

Hauteur de pluie, o'^iGoG. Pour calculer l'apport pluvial, nous avous admis, dans le tableau inscrit plus haut, un coeflBcient d'infiltration égal i 0,091 . Mais ce coefGcient s'applique à des hauteurs de pluie normales de 5o à 70 millimètres; ici, nous avons affaire à une chute de pluie exceptionnelle, dans laquelle la proportion infiltrée est nécessairement beaucoup plus grande. Nous admettrons donc un coefficient double, soit de o,âo, et nous obtiendrons pour le volume d*eau infiltrée dans le sol :

0,1606 X 0,90 X s.85o X 10^ = 9t5.ooo met cab.

Le metnf kimmeridgien a enlevé par les fissures de sa surface le vo*

lume dVau correspondant à un mois : ■ lâA.Soo

La source de Yallan a en son débit élevé de 1 3 litres à ^^7 1. 5 , moyenne :

3o L 5; débit pour 1 mois : 3o L 5 X 86.&00 X 3i 80.860

Rbstk pour le volume d*eau qui s*esl incorporé è la nappe. . . 589.3 &o

ce qui assignerait au volume ordinaire de la nappe un volume d'environ

58q.3Ao r

C'est moins que le volume que nous avons trouvé avec l'hyptithëse J= 0,001 et qui est de 5o8.ooo mètres cubes.

Les volumes étant proportionnels aux carrés de 5' et, par suite, aux carrés de S^ on voit que pour obtenir des résultats qui cadrent avec la montée d'août igoS, il faudrait prendre :

J = 0,001 X v/^*=o»ooo76.

Avec cette valeur, on aurait pour la valeur du coefficient —

fi P (0,00076)* X to*

d'où, en faisant m = o,3o, 11 = Ut.

De |)areiiles valeurs supposent un terrain fissuré d'une manière exceptionnelle.

L'analyse qui précède n'est pas entièrement conforme à la réalité des faits. Ainsi que nous l'avons dit, les trajectoires des filets liquides convergent vers les canaux collecleurs des thalwegs, qui les recueillent comme l'indique la figure 9 1 8 ter. L'analyse détaillée du phénomène exigerait d'assez longs développements qui ne présenteraient pas un très grand intérêt et ne cenduiratent pas i des conclusions sensiblement différentes (le cell s auxquelles nous sommes parvenu en simplifiant le problème.

Résumé. — En résumé, la source de Valian doit rinstabilité exceptionnelle de son dëbit à plusieurs causes, savoir :

i"* À la perméabilité relative assez grande du massif kimmeridgien , dont les fissures enlèvent plus des trois quarts de Tapport pluvial moyen. Cette contribution ost permanente et ne doit pas varier sensiblement avec le temps, de sorte que les sources de la vallée de rYonn^ ainsi alimenlées doivent présenter une ceftaine stabilité;

9® A la perméabilité très grande du massif portlandien, qui doit être pourvu de nombreuses fissures, au moins dans son plan de contact avec le kimmeridgien, ot surtout dans le fopd des thalwegs, où il existe de véritables canaux collecteurs, dans lesqueb Teau éprouve des montées et des baisses de plusieurs mètres (voir puits (î, fig. ai8);

3"* La réserve en eau de la source de Valian est très faible. Elle doit être, en temps ordinaire, d'environ Soo.ooo mètres cubes, ce qui représente une hauteur dVau moyenne de i i millimètres, répartie sur 9.85o hectares.

L'amélioration du r^me de cdte source présente de grandes difficultés. Des solutions sont à Tétude. Nous bornerons donc notre exposé aux considérations qui précèdent.

Dans le cas de la source de Valian, nous aboutissons, comme dans Tétnde n"" 3 des sources du plateau de la Traire, à constater l'importance considérable des volumes d'eau qui s'infiltrent à travers des terrains, en apparence imperméables, mais fissurés. Cette propriété doit être commune à presque tontes les assises à%i terrains jurassiques; ceux-ci sont presque partout fissura et, par conséquent, ne sont jamais franchement imperméables. Les circonstances dans lesquelles des forages soit nalurels, soit artificiels, pratiqués dans ces terrains donnent lieu i des eaux jaillissantes ou tout an moins aseendimtes, doivent être très fréquentes. La théorie dTre, comme on l'a vu, des critériums tfès sârs pour l'étude de ces questions.

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