‹ Études sur les sourcesChapitre 21 sur 133 · EF^P.,^T^,,: CA==P · texte numérisé non relu

EF^P.,^T^,,: CA==P

Nous aurons l'occasion d'appliquer ces formules.

38. Formation des conrs d'efu. — Les cours d'eau sont alimentés de deux

manièros :

1" D'une manière intermittente, et 9" d'une manière continue.

L'alimentation mkrmkienU leur vient des eaux de ruissellement qui coulent à la surface du sol pendant les pluies, et qui se rendent au thalweg le plus voisin par les plas courts chemins qui s'offrent à elles.

Le ruissellement ne dure pas longtemps. Dans les terrains perméables « il cesse quelques minutes après la pluie.

Dès que les eaux de ruissellement sont parvenues au thalweg dont elles dépendent, elles prennent leur cours vers la mer en passant successivement par les rivières des divers ordres dans tesqudles elles produisent des entes. EUea ne quittent plus le lit des cours d'eau. Cependant dans la traversée de certains terrains très perméables et des terrains crevassés k gouffres ou a bétoires, il arrive qu'elles disparaissent et nennent se mêler à des nappes souterraines qui les ramènent an jour plus ou moins loin , quelquefois seulemoit à la mer.

L'alimentation cantmue des cours d'eau est généralement plus importante que Talimentation intermittente. C'est elle qui forme leur débit ordinam et soutient leor iébU iéûage pendant les sécheresses.

EOê Cil nniçwmma dm aux mmrceê.

Les sources d'affleurement émergent» comme l'indique leur nom, le long des affleu-* rements des couches imperméables, aussi bien sur les flancs des coteaux qu'au fond (les thalwegs. Leur succession constitae oe qu'on nomme les nioeaux ietmx.

Très nombreuses dans les terrains imperméables, elles se localisent et deviennent plus rares et aussi plus fortes dans les terrains perméables.

Les sources d'affleurement sont les plus visibles et paraissent les [dus nombreuses; cependant leur r61e est généralement moins important pour la formation des cours d eau que celui des sources de thalweg.

Ces dernières sont généralement invisibles; quelquefois elles émergent un peu au-dessus du cours d'eau. C'est l'exception.

Le plus souvent, elles sonrdent dans le cours d'eau lui-même par la berge ou par le fond du lit, au pied des coteaux de la vallée, et dans l'état ordinaire des eaux, elles sont invisibles.

Ce sont elles qui apparaissent et sortent de terre avec violence, quand on fait des épuisements à l'emplacement des ouvrages d'art.

Les figures Si, 5^, pL XVII, montrent la disposition des nappes de thalweg de chaque df^té d'une vallée.

Dans la figure 5i , le cours d'eau a un lit profond, et les nappes pénètrent dans le cours d'eau par les berges et par le fond.

Dans la figure Sa, la vallée est plate, le cours d'eau est à fleur de terre, les nappes affleurent au pied des coteaux, toute la vallée est humide. Il y a formation d'un marais. C'est un cas fréquent dans les vidlées ouvertes dans la craie.

Théoriquement un cours d'eau peut donc se définir de la manière suivante :

Cê»t Vèpandument au jour des sources dm deux nappes de tkahseg qui sent Jormies de chaque coté de la vallée.

Théoriquement ces lignes de sources sont continues, de sorte que le débit du cours d eau fl'accrott d'une maniire continue de l'amont vers l'aval.

En fait, les sources ne sont pas continues. Elles ont des points d'élection, mais la loi de raceroissement du débit dans le sens du courant persiste.

L'expérience conCrme parfaitement cette conséquence de la théorie.

Comment se réparlissent les eaux pluviales d'infiltration entre les divers thalwegs d'un bassin?

Cest là une question fort complexe et dont la solution dépend essentiellement des pentes du fond imperméable et des pentes des thalwegs.

La théorie va nous fournir à ce sujet des éclaircissements précieux.

39. Des nappes primaire et secondaire. Répartition des eaux entre les deux thalwegs. — Jusqu'à présent nous n'avons considéré que des nappes ayant un mouvement nannal à^Vaxe au thalweg dans lequel elles se déversent, et nous STons supposé implicitement ce thalweg horizontal ou très peu incliné.

Or cette circonstance représente un état exceptionnel assez rare. Généralement la pente du thalweg n'est pas négligeable.

La ligne de pins grande pente du fond imperméable n'est pas toujours dirigée normalement au thalweg.

Elle lui est même plus souvent parallèle que perpendiculaire.

Les phénomènes géologiques qui donnent aux couches de l'écorce terrestre leur inclinaison ne sont pas en relation nécessaire avec les directions favorables à la formation des thalwegs. La pente du fond imperméable peut donc prendre une direction quelconque par rapport à l'axe du thalweg considéré.

Dans le cas général, ainsi que nous l'avons dit au paragraphe lo, le mouvement réel d*un élément prismatique vertical d'une nappe aquifère peut se décomposer en deux mouvements composants :

Un mouvement normal au thalweg considéré et un mouvement parallèle à ce thalweg.

Le premier donne lieu à la formation d'une nappe virtuelle que nous appellerons la nappe primaire.

Le deuxième donne lieu à la formation d'une nappe virtuMe que nous appellerons la nappe secondaire.

Il importe d'examiner dans quelle mesure ces nappes s'influencent réciproquement.

Nous avons indiqué aux paragraphes lo, lo bis, les méthodes qui permettent de poser le problème des nappes dans sa généralité. Malheureusement l'intégration des équations ne peut se faire que dans un petit nombre de cas.

Pour parvenir à des résultats, il faut s'aider de quelques exemples simples, d'où nous tirerons ensuite quelques principes généraux, en étudiant séparément: i"* Les débits des nappes; ^"^ les trajectoires des filets liquides.

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