‹ Études sur les sourcesChapitre 65 sur 133 · JOUR · texte numérisé non relu

JOUR

millimètres.

mètr. cnbcs.

ii.3oo

hà 8

MOIS

Avril

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Juillet

Août

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millimètres.

BiHTS

par JOUR.

mètr. cubes.

i5.5oo

ii./ioo 10.700

Le débit moyen maximum se produit en février, le mimmum en septembre. Le rapport du second au premier est égal à o,&6.

A Quiraper, les variations du débit sont beaucoup moins grandes. M. Considère donne comme maximum du d^it journalier 3.779 mètres cubes et comme minimum 1.197 ™^'ti*es cubes. Le rapport est 3,i&, tandis qu'à Rennes le rapport des débits

extrêmes dépasse -^4 — == 4, 82.

On conçoit que ces variations du débit sont extrêmement fâcheuses. En hiver, on a beaucoup plus d'eau qu'il n'en' faut, et en été l'eau fait défaut au moment o& on eu aurait le plus besoin.

Ainsi, à Rennes, le débit journalier du mois de septembre descend fréquemment à 7.000 mètres cubes par jour et, dans ces conditions, la quantité d'eau distribuée n'est plus que de 100 litres par jour et par habitant. Il se produit même des minima de 5.800 mètres cubes par jour qui réduisent la distribution à 83 litres. Ces volumes d'eau sont insuffisants.

Cette situation nous parait susceptible d'être améliorée. C'est ce qui résultera de l'application de l'hydraulique à l'étude des galeries de captage de Rennes.

7. Calculs des Yolumes débités et des réserres. — Considérons une année météorologique parUnt du i*^ octobre.

Au 3o septembre de chaque année, c'est-à-dire à la fin de la saison sèche, il existe, dans les vides du massif aquifère, une certaine réserve d'eau qui est fonction de la hauteur des pluies tombées pendant Tannée écoulée et de la réserve qui existait au 3o septembre de l'année précédente.

Le débit qui se produit dans cette période finale est évidemment en rapport avec l'importance de la réserve. Car si cette réserve augmente, la nappe aquifère se relève, la charge qui détermine l'introduction des eaux dans les drains de captage augmente et on peut admettre, à titre de première approximation, que les accroissements de la réserve sont proportionnels aux accroissements du débit journalier du mois de septembre, d'une année à l'autre.

Appelons :

H, la hauteur de pluie d'une année; S, la surface du bassin alimentaire des captages; a, la fraction de volume des pluies qui est captée dans les drains; J Jq, les débits moyens journaliers du mois de septembre de l'année considérée et de l'année précédente; jS, un coefficient; V, le volume d'eau débité par les drains pendant toute l'année. Un peut poser :

(1) V = aHS + ^(Io— ')•

En appliquant cette équation à chacune des seize années d'observations et en étudiant les résultats au moyen de graphiques, on arrive à assigner au coefficient /3 la valeur )8 = 370.

Ayant adopté cette valeur de /3, on résout les seize équations pour en tirer les valeurs de a. En portant les résultats sur un graphique (Og. i63, pi. XLVII), on

constate que ces coefficients varieut à peu près suivant les oixionnées d'une ligpc moyenne dont la valeur est :

a= o. 066 + 0.1 1 iH.

Portant ces résultats dans la formule (1), on a finalement pour le volume débité dans une année par les captages de Rennes :

V = (a. 180.000 -|- 3.660.000 H)H-f- 370 {Jq — • J).

Cette formule concorde convenablement avec les volumes observés, sauf pour quatre années où Ton constate des anomalies, qui peuvent tenir i ce que les pluies réelles diffèrent de celles qui ont été observées sur les pluviomètres voisins.

La formule a= 0,066 -f- 0,1 1 1 H satisfait à la loi bien connue en vertu de laquelle rinfiltration est d'autant plus intense que la plaie est plus abondante.

Pour les captages de Rennes, la hauteur moyenne des pluies est de 0,886; on aurait en moyenne, pour f apport pluvial que reçoit la nappe qui alimente les galeries de captage, a = o,i6&. C'est-à-dire que les galeries débitent les 16/î millièmes de la pluie tombée.

Au moyen de ces formules, on pent calculer la réserve qui existait dans le bassin de captage au moment oà le service a été inauguré, le 1*' juillet 1889 , à la suite d'années pluvieuses. Voici les calculs :

Tableau IV.

CAPTA6BS DE RBNNES.

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