‹ Études sur les sourcesChapitre 66 sur 133 · VOLUMES · texte numérisé non relu

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mètres cubes.

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(^} CalcoU par companùsoD «tcc i« ana^ «883-1899. m CaienU par la formate (3).

En septembre 188&, le débit moyen était descendu à 10.900 mètres cubes par jour. C est à peu près le débit moyen de septembre des seize années connues (graphique, fig. i63).

On peut admettre que les reserves ont été épuisées en doux ans et demi.

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APPLICATION DE LA THEORIE DES GALERIES DE GAPTAGE AUX GAPTAGES EK TERRAIN GRANITIQUE.

8. Définition de la nappe théoriqne. — Considérons une vallée en terrain granitique dans laquelle on a établi une galerie de captage. On peut Tassimiler théoriquement à un rectangle allongé, dans lequel la ligne médiane figurerait le thalweg. En chaque point on peut considérer deux nappes, Tune primaire, Tautre secondaire (S 39). Si le rectan^e est assez allongé, et c est ce qui a lieu ordinairement, on peut négliger Tinfluenoe perturbatrice de la nappe secondaire et étudier simplement Técoulement des filets liquides dans la section transversale pour une tranche de i mètre de largeur, comme nous Tavons fait aux chapitres m et iv.

Ainsi que nous lavons dit, Técoiilement des filets liquides a lieu presque exclusivement dans la masse de granit fissuré ou décomposé qui existe dans le voisinage de la surface extérieure jusqu'à une certaine profondeur; Técouiement a lieu aussi dans la masse granitique non décomposée, située au«dessous de la couche superficielle, a travers les diaclases dont elle est toujours plus ou moins pourvue, mais le débit qui se produit à travers cette masse rocheuse est négligeable, en oomparaison de celui de la couche superficielle.

On peut donc admettre, avec une approximation suffisante 9 que les eaux coulent uormaiement de chaque côté du thalweg, sur un fond pratiquement imperméable formant deux plans inclinés vers le thalweg, ainsi quon le voit sur la figure 16/i, pi. XLVin.

: Le fbnd de la yallée est rempU d'arëne snîvmt une largeur plus on moins grande» C'est dans ce lit perméable AA'D'D que s^écoulaient les eaux dlnGltration des versants avant Texécution des travaux. Mais elles s'écoulaient aussi dans le cours d^eau R qui occupe le fond de la vallée. La nappe sous le versant ne saurait être double; il n y a là qu'un terrain de granit plus ou moins décomposé, plus ou moins perméable par consé* quent, mais pas de couche imperméable proprement dite qui puisse servir de base à ane nappe d'un niveau supérieur.

n n'y a donc qu'une nappe sous les versants. Mais il y deux nappes au droit du thalweg : i"" une nappe superficielle reposant sur la couche d'argile imperméable qui^ nous l'avons vu, se rencontre toujours à 1 m. 5 0 ou s mètres de profondeur dans les alluvions d'une vallée granitique, et qui elle-même alimente le ruisseau; 2^ une nappo inférieure, coulant dans l'arène perméable qui remplit le fond du thalweg proprement dit jusqu'au granit en place.

La nappe superficielle du thalweg est alimentée par les sources qui se forment aux dépens de la nappe du versant, à travers des fissures favorablement (tisposées pour dé* river les eaux, et qui sourdent soit sur le flanc du coteau, si elles sont visibles^ soit dans le texTain alluvial qui tapisse le fond de la vallée où elles sont invisibles.

La nappe d'un versant éprouve donc, dans sa partie basse surtout, des pertes d'eau qui modifient son profil et son débit. Mais ces pertes doivent peu modifier le régime du faite de la nappe. C'est pourquoi nous la calculerons comme si ces pertes n'existaient pas et comme si la nappe avait son point de source au niveau du fond de granit qu'on rencontre sous le thalweg.

9. Débits retpeotiis du missMu et de la galerie de captage. — M. BIîd nous a communiqué les jaugeages qui ont été faits chaque année, de 1896 à 189g, pendant cinq ans, pour déterminer le débit du cours d'eau et celui des galeries de captage au point terminus de chacune d'elles. Les moyennes ainsi obtenues sont les suivantes :

Débit d*étitge des galeries de captagp • . . 87,70 titre*-

Débit dVtiage des cours d*eau • • « 77*30

Le rapport de ce dernier chiffre au premier est de 0,87.

Il faut donc multiplier le débit des galeries de captage par 1,87 pour avoir le débit total des nappes sous les versants.

n a paru résulter d'une expertise qui a été faite en 1899, que les captages n'^ont pas très sensiblement diminué le débit des cours d'eau.

Nous admettrons que le rapport 1,87 peut encore être conservé pour le cas des eaux ordinaires.

10. Premières données d'observation. — Pour obtenir les dimensions du proGl de la nappe, nous avons d'abord les moyennes qui 6gurent dans le tableau I.

Longueur d'un versant AB= 65o mètres.

Pente transversale du terrain = 0,087.

Profondeur de la vallée sous le faite séparatif, 700 X 0,087 = a6 mètres.

D^autre part, M. Blin nous a fourni les altitudes du terrain, de l'eau et du fond pour tous les puits de la région des captages. Elles ont été relevées aux mois d^avril et mai 1900, à une époque où le débit des galeries avait à peu près sa valeur moyenne. Ces puits sont au nombre da 870. Sur ce nombre, nous avons considéré 5t puits qui sont situés dans le voisinage des faites transversaux des vallées; la hauteur comprise entre le niveau du sol et l'eau des puits a été trouvée en moyenne de 6 mètres.

Nous avons admis que le paint de seurce de la nappe transversale est situé dans le plan horizontal qui passe par le radier de la galerie de captage, Ces radjers sont placés à 5 mètres en nM>yenne sous le sol de la vallée. La hauteur du faite de la nappe au-dessus de son point de source est donc de 96-{-5-^6 = 95 mètres, et la longueur du versant est de 65o mètres. Telles sont les dimansioBS fondamentales de la nappe.

Cette nappe est nécessairement une nappe de thalweg,, qui eoule sur un fpnd JkHf dont la position et la pente sont à déterminer. Nous verrons que les résultats auxquels Boa^saïaas conduits justifieront cette hypothèse, qui, a priori, est conforme à Tobeervation, puisque lors de l'exécution des fouilles des galeries, on a vu l'eau sourdre, et même souvent jaillir par les fissures du fond des fouilles.

11. Calcul de la nappe permanente actuelle. — Appelons , comme aux chapitres m et IV (fig. 16&) :

a, la longueur du versant =660 mètres;

b^y la hauteur de la nappe permanente actuelle, OB;

e, la pente du fond pratiquement imperméable;

Zy b pente hydraulique propre k la nappe supérieure;

j, ie eoefficient d'absorption propre k la napfM supérieure;

a, le coefficient de réquation 97 pour la nappe supérieure actuelle; m, le coefficient moyen des vides dans cette nappe supérieure; pL^ son coefficient de résistance;

K, le rapport ~ de la hauteur inconnue de la contrenappe à fordonnée maxima de

la nappe actuelle (S 35);

ff la hauteur de cette contrenappe.

Entre les neuf premières quantités, toutes inconnues, nous établirons huit équations numérotées de & à 1 1.

En voici d'abord quatre qui sont relatives à la nappe su[)erieure permanente actuelle :

(4) 6^ -|- 66oe= 96 mètres.

(5) 6o = 6Bo<îy,

y étant le coefficient numérique du tableau E;

al m

h étant l'apport pluvial réel par seconde et par mètre carré que reçoit la nappe permanente considérée.

Nous écrirons maintenant les équations qui sont relatives à une décrue de la nappe. Nous prendrons les quatre années à été sec finissant au 1^ octobre de :

et nous considérerons la période du 1 5 mai au 1 5 septembre.

Pendant ces années, les débits moyens du mois de septembre ont été, par jour, de :

Moyenne : 7.3 5o mètres cubes.

Nous prendrons les rapports de ces débits à ceux des mois de mai précédents, qui étaient de :

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