‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 21 sur 170 · Voyez, entre autres, Ihestnophor · texte numérisé non relu

Voyez, entre autres, Ihestnophor

2. MtGoyijvr,ç. Voyez cependant, fragments du Phryxus et de la Ménalippe, certains passages où celte averjion semble se démentir ; un surtout, publié pour la première fois en avril 1832, dans le Journal des Savants, par M. Rossignol, où, selon la traduction du savant éditeur. Ménalippe s'exprimait ainsi : « C'e-t en vain que la censure des hommes lance ses traits impuissants contre les femmes, et cherche à les décrier; les femmes sont meilleures que les hommes, c'est moi qui vous le dis. »

3. A. GelL, XV, 90. — 4. Athen., Deipn., XIII. — 5. Id., ihid.; Stobée, Serm.

par ses mauvais côtés, l'amenait à son insu, en dépit de la tragédie, vers un genre qui n'existait pas encore, et qui dut beaucoup à ses exemples. On peut le regarder comme le précurseur et presque comme le créateur de la comédie nouvelle, de celle qui, à la satire des personnes, t^ubstitua décidément la satire des mœurs. Ceci n'est point une conjecture : c'est Qumlilien * qui nous apprend que Ménandre, quoique dans une carrière différente, suivit les traces d'Euripide. Diphile et Philémon, comiques de la même école, ne l'admiraient pas moins : l'un l'appelait « un poëte d'or », l'autre disait ou faisait dire à un de ses personnages, peut-être à cet admirateur fanatique d'Euripide, à ce Phileuripiclej souvent montré sur cette scène, et dans des pièces de ce titre ^ : « Si j'étais sûr que les morts, comme certaines gens le prétendent, eussent encore du sentiment, j'irais me pendre aussitôt, afin de voir Euripide'.» Cet enthousiasme aune teinte d'extravagance qui peut en rendre la sincérité suspecte. Mais le fait général de l'admiration reconnaissante des poètes de la nouvelle comédie pour Euripide, leur modèle et leur maître, n'en est pas moins évident*. Ainsi de ses fautes mêmes est sortie une inspiration féconde à laquelle se sont renouvelées la tragédie et la comédie, et qui s'est fait sentir jusqu'aux modernes. Heureuses fautes, pouvonsnous dire, auxquelles nous devons quelque chose de Racine et de Molière !

Toutes n'ont pas celte excuse, et il en est, au contraire, que nous aurions le dicit de blâmer doublement,

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