‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 35 sur 170 · Athen., Deipn., VIII · texte numérisé non relu

Athen., Deipn., VIII

2. Sur ces deux poètes et l'interprétation des passages assez obscurs qui les concernent, voyez Fr. G. Wagner, Poet. tray. grœc. fragm., e I. F. Dido^ p. 88; W. C. Kayser, Hist. cril. trag. grœc.^ p. 278 sqq.

3. Ailien., Deipn., XIV. Cf. Meineke, Fragm. poet. com grœc , t. II, p. 27 sq.

4. Chaque tribu fournissait un chœur attribué par l'archonte à un poëte. De là ces expressions donner, obtenir un chœur, pour diie Admettre, Éireaimis au concours. Aristoph., Equit. ., 613; Ran , 94; Plat., Leg , VII, Aris;ot., Poet., v; etc.

ô. Suid. , VV. Kapy.ivo:, Isupaoe:.

6. Arg. gr. Œd. Heg. Cf. Aristid., Orat., XLVi. Sophocle avait présenté au concours ['Œdipe lioi. 1 our expliquer- la d sgrâce étrange a'un tel chel-d'œuvre, on a conjecturé ingénieusement (Grysar, de Grœc. trag., etr., p. 4 ei 5) que ;'ouvrage préléré était quelque liagédie posthume d'Eschyle, montée par son neveu Philoc.ès.

7. iElian., Var. hist., ii, 8. Cf. Diod. Sic, XII, 82. La collation des deux passages donne la date ae cette v et» ire que Xénoclès, avec des pièces dont il est inutile de rappeler It-s litres, remporta sur une tétralogie d'tunpide, composée de .'•on Alexandre, son Palamède , ses Troyennes, son Sisyphe. Cf. Clinton, Fast. hellenic, p. 79.

8. buid., V. Nixôixaxo;. Une inscription agonistique, rapportée par Bœckh, Corp. msrript. grœc, V, n" 217, coniient le nom de Nicomaque et consacrait, on peut le supposer, cette victoire. Sur la distinction, peut-être e.ronée, que fau Suidas de deux poètes tragiques du nom de ISicomaque, voyez, particulièrement, ileineke, ibid. , t. I", p. 497; Fr. G. Wagner, ihid., p. 101; W. C. Kayser, ibid.. p. 316.

que Ménandre à Philémon * : « N'êtes-vous pas honteux de l'emporter sur nous? » Ajoutons à cette liste un poëte qui semble bien digne d'y avoir figuré, Alcestîs, connu seulement par une réponse piquante qu'il s'attira de la part d'Euripide. Ce grand homme, se plaignant de n'avoir pu faire, malgré beaucoup d'efforts, en trois jours, que trois vers seulement, l'autre se vanta d'en avoir fait cent avec une grande facilité, dans le même espace de temps, « Cela se peut, reprit Euripide, mais ils ne vivront que trois joars^. » Quand Pausanias^ visita le théâtre d'Athènes, il eut quelque peine à y démêler les portraits des maîtres de la scène parmi ceux d'une foule de poètes, déjà obscurs et ignorés, qu'un engouement passager avait autrefois gratifiés de cet honneur, comme eux, et quelquefois avant eux*. En passant par cette rue des Trépieds^, qui conduisait au théâtre, et où l'on voyait, comme on l'a dit, les trophées.,, auprès du champ de bataille^, il dut rencontrer dans les nombreuses inscriptions qui expliquaient ces offrandes, bien des noms que des victoires d'un jour n'avaient pas sauvés de l'oubli. Ces surprises faites au goût du public ne restaient cependant pas impunies, même de la part des contemporains. Aristophane ne passait rien à Earipide : ce n'était pas pour épargner Philoclès, Xénoclôs, toute cette menue tragédie qui disputait insolemment le terrain à la grande. Il les poursuit impitoyablement dans leurs œuvres et dans celles de tous les leurs; car ils avaient,

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