‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 54 sur 170 · nan · texte numérisé non relu

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cipèrent même, dans quelques-uns de leurs derniers ouvrages, Sophocle et beaucoup plus Euripide. Eux morts et Agaihon parti, qui pouvait arrêter l'art sur celte pente où l'entraînaient vers le métier l'ambition indiscrète, la facilité expéditive et routinière de tant de poètes, sans vocation et sans conscience, fort épris des couronnes dionysiaques, mais indignes d'y prétendre et incapables de les mériter? Aucun de ceux, assurément, dont nous avons emprunté la longue liste à Aristophane, et que, par une autre comparaison, fort convenable au personnage qu'il fait parler, le dieu de la tragédie qui était aussi le dieu du vin, il appelle des grappillons oubliés dans la vigne tragique*. Les hommes manquaient et plus encore les choses : la tragédie avait fait son temps. Cette mythologie, sur laquelle elle vivait depuis plus d'un siècle, avait été enfin épuisée par tant d'écrivains empressés de reproduire incessamment les mêmes sujets dans des drames qui se comptaient par centaines : en outre, une infatigable parodie tendait depuis bien des années à la chasser du théâtre, comme une audacieuse philosophie à l'exiler du monde réel. L'histoire à laquelle la tragédie avait par exception touché deux ou trois fois ^ eût pu renouveler heureusement les tableaux de la scène : mais Athènes, abai-sée plus encore par elle-même que par k fortune, ne sulfisait plus à une tâche trop forte pour son patriotisme expirant, et que lui eussent d'ailleurs prudemment into'dite les ombrages de tant de tyrannies diverses, aristocratiques et démocratiques, lacédémoniennes et macé-

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