‹ Études sur les tragiques grecs: EschyleChapitre 8 sur 170 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

12 ÎIISTOIRE GÉNÉRALE

nécessité, cette volonté indépendante, le plus noble attribut de notre nature*.

L'idée de la lutte que l'homme soutient contre le sort, sans cesse exprimée dans le drame, ramenait à l'unité la variété des situations, et imprimait à l'ensemble une sorte do grandeur triste et imposante. Quoi de plus propre à toucher et à élever les âmes que ce sublime et pathétique contraste de l'inévitable destinée et de la liberté morale, de notre faiblesse et de notre force? Quelles graves leçons devaient sortir de ces spectacles qui réveillaient dans les âmes le sentiment confus d'une puissance supérieure à l'homme, souvent ennemie, et quelquefois protectrice; qui les fortifiaient contre les grands accidents de l'humanité ; qui les portaient à la pitié et au respect pour le malheur I

La tragédie se montrait digne de cette origine qui avait placé son berceau au milieu des pratiques religieuses du culte des dieux, qui l'avait marquée dès sa naissance d'un caractère sacré; elle méritait de rester associée à ces fêtes qui rassemblaient autour des autels la nation tout entière; elle-même était une fête donnée aux citoyens par leurs magistrats dans des jours solennels % fête instituée par la religion et adoptée par la po-

1. Le concours des deux ressorts qui faisaient mouvoir ensemble l'action tragique des Grecs se trouve heureusement exprimé dans ce vers où l'auteur inconnu du Ciris, peut-être à l'imitation de la tragédie grocqup, et, comme on l'a cru (voy. Hartung, Eurip. restitut., t. II, p, 215) , d'une pièce d'Euri|)ide, a [leint Scylla entraînée au crime et par sa passion et par une influence fatale :

Quo vocat ire dolor, subigunt qao tendere fata, Fertur.

{Ciris, 183.)

2. La représentation des ouvrages dramatiques, née du culte même de Bacchus, y resta toujours et exclusivement aiïectce. Car il ne paraît pas, comme on l'a conclu à tort do passages de Diogènc Laërr.e , III, 56, et de Suidas, v. Teipaloyioi, qu'il faille joindre les l'anatlu'nées aux divrses fêles où .se donnaient des tragédies et des comédies. Ces fôtes étaient au nombre de quatr.i : les giamies Dionysiaques, les Lénéennes, les Anlhcslérics, enfin les petites Dionysiaques, appelées encore Dionysiaques rurales, parce qu'on les célébrait hors de la ville, ou Dionysiaques du PiréC; de Brauron, etc., du lieu particulier où

DE LA TUAGLIDIE GRECQUG. 13

litique des lépisla tours, qui firent de ces repr(''Fcntalions une sorte d'instrument moral de gouvernement. Ce peuple léger qu'abattait riufortuDe, qu'enivrait la prospérité, venait prendre au tlu'âlre, en contemplant les calamités des rois et des empires, et le tableau touchant et terrible des grands revers, des leçons de constance et d'humanité : de telles leçons convenaient dans un siècle aussi plein de révolutions et de catastrophes, que celui des guerres médiques et de la guerre du Péloponèse; et il était digne de les entendre, le peuple qui, seul chez les Grecs, avait élevé un autel k la Pitié*. En même temps l'amour du pays, le sentiment de l'orgueil national, l'attachement aux lois et à la cité, s'exaltaient dans les âmes, quand on entendait rappeler ces noms antiques et vénérables qui réveillaient les pics chers souvenirs de la patrie.

Des représentations dont l'objet était tout ensemble politique, moral, religieux; où l'on évoquait, pour ainsi dire, au miheu des cérémonies du culte et à la vue du peuple entier, les images des héros et des dieux, et avec elles les émotions les plus vives, les plus graves enseignements, de telles représentations appelaient nécessairement toute la pompe, toute la magnificence du spectacle; elles devaient séduire les sens en même temps qu'elles ébranlaient l'imagination, qu'elles touchaient et élevaient l'âme, A la puissance de la poésie vint s'unir celle de tous les autres arts : l'architecture construisit

elles étaient célébrées ; elles étaient au nombre de trois seulement selon ceux qui ne distinguent point les Lénéennes des Anthestéries. Voyez sur ce sujet obscur, et toutes les questions particulières, non moins difficiles, qui s'y rattachent, Barihélemy, Mém. de VAcad. des Belles- Lettres, t. XXXIX, p. 172 ; Bœckh, Grœc. trag. princip., Heidelberg, 1808, c. XVI, p. 204; Mém. de UAcad. de Berlin. 1816-1817; Corpus inscript, grœc, t. 1", p. 351 ; Cti. Magnin, Origines du théâtre moderne, 1838, t. I, p. 106; Fr. Creuzer et J. D. Guigniaut, Religions de Vaiitiquité, t. III, 1839, p. 222 ; Bode, Geschichte, etc., Histoire de la poésie grecque^ tragédie, Leipzig, 1839, t. III, p. 123 sqq., etc.

1. Pdusan.. Att., xvi. L'institution de cet autel, souvent rappele'e dans l'antiquité, a fourni à Stace le sujet d'un des plus beaux passages de sa Tliébaide. xii, '±81 sqq,; elle a aussi heureusement inspiré Claudien, De bello Gildonico, 405.

ces immenses édifices où se pressait une innombrable multitude; la statuaire et la peinture décorèrent la scène tragique; la musique régla les mouvements cadencés, les évolutions régulières du chœur, et prêta son harmonie à la mélodie des vers ; tout conspira pour produire le plaisir dramatique, qui pénétra jusqu'au cœur par tous les sens à la fois.

La nécessité de s'adresser, en même temps, dans de si grands théâtres à de si nombreux spectateurs, amena l'emploi de divers moyens matériels qui permettaient de reconnaître et d'entendre facilement des acteurs placés à une si grande distance des yeux et des oreilles. De là tous ces usages si étrangers à l'art moderne et qu'il faut se garder de condamner légèrement; ces masques qui reproduisaient les traits généralement attribués aux personnages mythologiques, et qui les annonçaient avant qu'on les eût nommés; ces procédés ingénieux qui avaient pour but de grossir la voix de l'acteur et de la porter au loin ; ces cothurnes, ces amples vêtements, ces robes longues et flottantes qui lui donnaient les proportions réclamées par le besoin de la perspective théâtrale, par le grandiose de la composition poétique, et sous lesquelles l'imagination se figurait les héros qu'il représentait*. On peut croire que chez un peuple si amoureux du beau, qui l'exprimait avec tant de génie et de goût dans tous les arts à la fois, jamais ces moyens d'imitation ne furent portés, dans la tragédie du moins, jusqu'à cette exagération monstrueuse et grotesque dont quelques modernes, après certains anciens, il est vrai, après Lu-

1. Il n'y avait pas bien longtemps que s'étaient retrouvés à Tégée Igs os d'Oreste, longs, disait-on, rie sept coudées! Voyez Hérodote, I, 68; Pausan., Lacon., m, 3. Cf. ^lian. II, 5; A. Gell, III, 10. 0rixTi (xeydD.ou croj[/.aTo;, dit Plutarque, Vit. Thés., xxxvi, en parlant du cercueil de Thésée retrouvé dans lîle do Scyros et rapporté à Athènes par Cimon. C'était l'année même où, comme nous le rajipellerons plus loin, au jugement de Citnon el des généraux ses collô;^^ues, chargés par l'archonle de prononcer entre le vieil Ksciiyle et le jeune Sophocle, qui j)arai.ssait pour la picmi're Ibis dans ces luttes, celui-ci l'empoita. Voyez encore Plutarque, Vit. Cim.^ viii.

cien, qui s'ëgaye souvent à ce sujet*, après Philostrate *, se sont plu h. tracer des tableaux de fantaisie. Sans doute ces personnages héroïques qui se montraient sur la scène n'offraient point un contraste trop choquant avec les belles représentations de la na'ure que produisait dans le même temps le ciseau des artistes grecs : tout porte à penser, au contraire, qu'ils les rappelaient par la grâce et la noblesse de leurs attitudes, de leurs mouvements, et même par ces traits empruntés que leur prêtait la statuaire, et qui, grâce à l'éloignement, semblaient perdre quelque chose de leur immobilité. Si on lit avec attentif n les ouvrages des tragiques grecs, on ne pourra manquer de s'apercevoir que tout y était calculé pour le plaisir des yeux : chaque scène était un groupe, un tableau, qui, en attachant les regards, s'expliquait presque de lui-même à l'esprit, sans le secours des paroles. Les poètes, par mille ressources habiles, rendaient plus prompte et plus facile à des spectateurs nombreux, éloignés, souvent distraits, l'intelligence de le'irs compositions, dont le sujet, en partie par le même motif, continua d'être choisi dans les traditions fabuleuses, familières à la foule, et qu'une exposition simple et claire, une intrigue peu compliquée, faisait suivre d'ailleurs sans fatigue et sans travail.

Il y a quelque intérêt à voir ainsi se former, comme de lui-même, le système si uni, si complet de la tragédie des Grecs. Ces divers éléments de leur art tragique, produit nécessaire des circonstances toutes fortuites, toutes locales, au milieu desquelles il naît et se développe, sont rassemblés par l'icdustrie des poètes; ils se rapprochent, ils se confondent dans des compositions qui durent sans

1. Nigrin.^ii] deSaltat.,xyivn; Jvpit. tragœd., xu; Anach.,jxin, etc.

2. Vit. Apollon., Y, 3. Philostrate y raconte qu'à une représentation dramatique donnée par un tragédien du temps de Néron, dans une ville de Bétique, Ispula, où ce genre de spectacle était encore inconnu, le ])ublic, d'abord fort effrayé par la démarche, la stature, le masque de l'acleur, se mit à fuir de toutes parts quand il l'entendit déclamer, le prenant pour quelque démon.

doute offrir d'abord un mélange bien incobcrent, un caractère bien indécis, mais qui ne tardèrent pas à s'ordonner, et d'où sortit enfin un ensemble régulier et harmonieux. Quand tout fut prêt pour le génie, quand au chœur primitif on eut ajouté les personnages, quand aux chants de l'ode se furent unis les récits de l'épopée, quand l'action avec son double ressort divin et humain, avec ses effets dramatiques et moraux, avec la simplicité et l'unité de son mouvement, se fat emparée de la scène, et que, marchant à sa suite, le dialogue eut commencé à restreindre et à resserrer la partie épique et lyrique de l'ouvrage, quand la représentation théâtrale se fut entourée par degrés de toutes ses séductions et de tous ses prestiges, alors un homme vint, qui, s'emparant de tous ces matériaux que des mains laborieuses avaient rassemblés et dégrossis, éleva seul le monument et mérita d'être appelé le créateur, le père de l'art dramatique*. Cet homme, ce fut Eschyle^, qui, la deuxième année de la Lxx" olympiade, en 499% âgé d'environ vingt-cinq ans, commença au théâtre son illustre carrière.

Le nom d'Eschyle est le premier que nous écrivions dans cette histoire abstraite des progrès de la tragédie naissante. C'est le premier, en effet, qui éveille en nous quelque idée nette et distincte; ceux qui l'ont précédé ne sont que des mots auxquels nous ne pouvons rien rattacher. Eschyle a effacé d'abord de son éclat tout ce qui avait brillé avant lui; ses devanciers ont disparu au milieu de sa gloire, comme disparaîtront un jour, pour une postérité plus reculée, les devanciers du grand Corneille. A la distance où nous sommes aujourd'hui de ces premiers jours du théâtre antique, il nous semble que la tragédie est sortie tout armée du génie d'Eschyle. Il n'en est rien pourtant; ces statues immortelles qu'il nous alaissées n'ont pas été fondues d'un seul jet, par un pre-

1. Philostrat., Vit. Apollon.,Yl, ii. Cf. Val. Max., IX, 12. — 2. Aristot., Poet., iv; Horat., adPison., 278, etc. — 3. Suid., vv. Aloyôloç^ llf.aT'iva;. Cf. Clinton^ Fasl. hellcnic, éd. Kiijgcr, Lcip/cig, 1830, p. 23.

mier et heureux eflorl de l'art ; ce que nous appelons son œuvre, est l'œuvre du temps, d'une longue et patiente recherche, d'essais successifs et multipliés : mais ces essais ont péri, il en reste à peine le souvenir ; nous savons seulement qu'il y eut autrefois un Thespis, un Chérilus, un Pratinas, un Phrynichus, qui travaillèrent tour à tour à former le grand Eschyle.

Une curiosité bien naturelle s'est attachée à rechercher quelle a été la part de ces anciens poètes dans la création de la tragédie ; on n'a Ik-dessus que bien peu d'indices, et des indices bien obscurs. On ne sait même pas très-bien en quoi consistait la découverte qui rendit le nom de Thespis fameux daos toute l'antiquité, dont tant d'auteurs ont fait mention, par laquelle les Grecs ont marqué une des dates de leurs annales, qu'à défaut des marbres de Paros, où cette date est efiacée et ne peut être rétablie que par conjecture, on rapporte avec !Suidas* à la lxp olympiade, environ 536 ou 535' ans avant notre ère. Thespis a-t-il mérité tant de gloire, uniquement pour avoir composé à loisir ces récits, primitivement improvisés', dont on entremêlait les chants du chœur; pour avoir remplacé leur narrateur fortuit par une sorte d'acteur préparé à son rôle; ou bien encore, pour avoir dégagé de l'alliage étranger qui s'y mêlait, dans des représentations oiÀ figuraient des satyres avec des dieux et des héros, où se confondaient le bouffon et le sérieux, l'élément pur de la future tragédie? Ces explications*, je l'avoue, ne me rendent pas suffisamment compte de ce grand nom d'inventeur, décerné par l'antiquité à Thespis. Yoici ce que dit à ce sujet Plutarque; je me sers pour le citer de la naïve traduction d'Amyot :

1. Suid., V. 0£(nm. —2. Clinton., Fast. hellenic, p. 11. Cf. Fr. G. Wagner, Poet. trag. grœc. fragm., 1846; éd. Firmin Didot, p. 4- — 3. Arist., Poet., iv.

4. Voyez, après les très-nombreux critiques qui se sont occupés de cette question, parmi les plus récents. Welcker [Naclitràge, etc., Aypendice à Vouvrage sur la trilogie d'Eschyle, 1826, p. 227 sqq.) ; Ch. Magnin [Origines du théâtre moderne, 1838, Introduction, t. I", p. 29 sqq.)

« Or commençnit jà pour lors Thespis à mettre en avant ses tragédies, et estoit chose qui plaisoit merveilleusement au peuple pour la nouveauté, n'y ayant pas encore nombre de poëtes qui en fissent à l'envi l'un de l'autre, à qui en emporteroit le prix, comme il y a eu depuis; et Solon étant de sa nature désireux d'ouïr et d'apprendre, et en sa vieiilesse cherchant à passer son temps à tous ebattements, à la musique, et à faire bonne chère plus que jamais, alla un jour voir Thespis, qui jouoit lui-même comme étoit la coutume ancienne des poëtes, et après que le jeu fut fini, il l'appela, et lui demanda s'il n'avoit point de honte de mentir ainsi en la présence de tant de monde. Thespis lui répondit qu*il n'y avoit point de mal de faire et dire telles choses, vu que ce n'étoit que par jeu. Adonc Solon, frappant bien ferme contre la terre avec un bâton qu'il tenoit en sa main ; «! Mais en louant, dit-il, et approuvant de tels jeux de « mentir à son escient, nous ne nous donnerons garde que « nous les retrouverons bientôt à bon escient dedans nos « contrats et nos aftaires mêmes*. »

Remarquons, en passant, que le Solon de Lucien, celui que, dans un dialogue ingénieux, il fait converser avec Anacharsis sur les institutions d'Athènes, et vanter au Scythe étonné le théâtre tragique et comique comme une école publique de morale^, s'éloigne fort du Solon plus historique de Plutarque, au temps duquel l'art de la scène commençait à peine, et qui l'accusait si sévèrement de mensonge.

Quel était ce mensonge? Celui-là même, je pense, pour lequel Platon excluait plus tard la tragédie de sa République^, la jugeant propre à corrompre les mœurs, en amenant, par l'imitation de ce qui était trop souvent vicieux et coupable, à la chose même et les auteurs et les acteurs et les spectateurs. Ce mensonge consistait, si je

1. Plut., Vit. Sol, xxix. Cf. Diog. Laert., I, 59. — 2. Lucien, Anach., xxii, xxiii.

3. U<-publ., II, Iir. Voyez le commentaire de Bossuet sur ces pa;>sages, duus ses Maximes et Réflexions sur la comédie j ch. xiv.

no m'abuse, à se présenter sur la scène avec le nom et le masque d*un personnage étranger, à entretenir son auditoir.3 d'un événement ima^'inaire comme s'il se fût agi d'un événement réel. C'était le mensonge de l'action dramali(]ue, de l'illusion théâtrale; celui par lequel, plus tard, Gorgias définissait assez obscurément la tragédie * ; celui que Platon "-^ reprochait, qu'Aristote' conseillait et enseignait, d'après Homère, aux poètes; et si Thespis fut le premier qui s'en rendit coupable, il faut certainement le regarder comme le créateur de l'art.

Quoi qu'il en soit de cette interprétation, il est impossible de ne pas conclure du renom et de la gloire obtenus par Thespis, que ce poète a été pour beaucoup dans l'invention du drame, et que si celte invention ne lui appartient pas entièrement, il l'a du moins fort perfectionnée. Nous n'avons pas ses pièces, disparues (si jamais elles ont été écrites *) bien avant l'époque où Horace les comprenait, pour le besoin de son vers, je crois, parmi les modèles du théâtre latin*; qu'il ne faut pas confondre îivec les ouvrages que des fraudes littéraires y substituèrent de bonne heure*; auxquelles il est bien douteux qu'appartiennent les quelques vers que Ton en cita ' : mais nous avons les titres de plusieurs, et particulièrement d'un Penthée*. La Chronique de Paros donnait même la date, à ce qu'on a cru légèrement^, d'une Alceste composée par

1. Plutarch., De gloria Atheniensium, v; De and. poet., i. Voy. la traduction da p issage de Gorgias dans V Histoire de la critique chez les Grecs de M. Egger, ch. II, § ii, p. 78.

2. RepuhL, II, III. — 3. Poet., xxiv. — 4. Donat., de Coni.et Trag. Cf. Bentley, Kespons. ad C Boijle, xi. — 5. Epist. II, i, 163. — 6. Diog. Laert., V, 92.

7. Plut., Deaudiend. poet.,xiv; Clem. A\ex.,Strom., V. Cf Bentley, ihid. M. Letronne ne croit pas davantage à 1 authenticité du vers, fort insignifiant, que cite, sous le nom de Thespis, un papyrus du Musée royal dont il a donné l'explication dans le Journal des Savants, n" de juin 1838, p. 324.

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