Suid., V. 0s(y7ii; ; J. Poil., VII
9. Barthélémy l'a répété (^nac/i., ch. lxix), bien que Bentley (i&id.) paraisse avoir établi que ce titre est une erreur de Selden, auteur de la première édition des Marbres. Cf. Bœckh, Corp. inscript grarc, t. II, p. SOl.Lévesquea mieux profité de la remarque de Beniiey, dans ses Considérations sur les trois grands poètes tragiques de la Grèce
ce précurseur d'Earipide. Or le choix de pareils sujets, peu conforme, pour le dire en passant, à l'assertion de Plaiarque*, que Phrynichus et Eschyle mirent les premiers sur la scène des événements malheureux ; le choix du moins de celui dont la réalité est moins contestable^, indiquerait seul que Thespis avait déjà quelque idée de la véritable tragédie. Il ne faut pas croire trop légèrement à tout ce qu'a dit Horace', sur la foi de quelques scoliastes, de son tombereau^ de ses acteurs mal ornés et barbouillés de lie, de cette heureuse folie qu'il promenait joar les bourgs, et qu'on a représentée comme si grossière et si barbare : c*est plutôt là l'histoire de Susarion que l'histoire de Thespis. Bien que Thespis, né au bourg d'Icarie, ait peut-être amusé de ses ébauches de drame les campagnes, avant de les introduire à la ville; bien que ses succès, comme chez nous ceux des Confrères de la Passion, aient commencé par la populace, de sa nature peu exigeante en fait d'art, on devait être, auteurs et public, plus avancé du temps de ce Solon, aussi bon poëte que grand législateur; de ce Pisistrate, qui avait recueilli et rassemblé en un corps régulier les poésies d'Homère, et après que la langue poétique, créée par ce grand génie, avait été savamment maniée et pliée à tous les usages par Archiloque, par Alcée, par Sapho, par Anacréon, par tant d'autres. Des vers qu'Aristophane fait encore répéter, en haine de la poésie contemporaine, par un vieil amateur du théâtre*, ne pouvaient être tout à fait dépourvus de beauté tragique. Il faut pourtant en convenir, la tragédie devait être encore bien à l'étroit dans des drames joués, en présence d'un chœur, par un acteur unique ,
{Mém. de l'Institut, classe de littérature, t. I, p. 309, et Éludes de l'Histoire ancienne y t- V, p. 4S et suiv.); on en peut dire autant de M. Ch. Maf,'nin , Origines du théâtre moderne, t. I, p. 38.