‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 106 sur 185 · CLB · texte numérisé non relu

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Non, c'est l'imprécation d'un père, cette furie vengeresse qui ève son œuvre; elle est La, l'œil sec, el sans larmes, qui me dit : Laveng ance d'abord, et après, la mort.

LE CHŒUR

irde-toi donc de l'animer encore. Seras tu un lâche pour vivre avec innocence? La noire Êrinnys n'entre point chez celui dont les mains restent pure^, dont les dieux acceptent les saenti

ÉTÊOCLI.

Les dieux! ils se sont de] mps retirés de nous.

it leur joie. Le sort qui veut ma pourquoi le .' -je enco

Tu peu • do • i ique perdra t-il de aa I plu i doux, bod souffle aujo i

Brûlantes aua i onl les imp r < j ï l'ont al-

hi é. F llea '< point r;

qui m'ont appr i dana mon aomm< il l'héritage paternel '.

Ll chœub

Veux-tu en croire des femmes, malgré ta haine pour 1 s»\\e ?

ÉTÉOCLE

Vains effurts ; c'est assez.

LE CHŒUR

Quitte cette voie fatale ; ne va point à cette porte.

ÉTÉOCLE

P n^ez-vous par des paroles émousser le tranchant de ma co'ère ?

LE CHŒUR

Une telle défaite est honorée des dieux.

étêocle.

Mais une telle maxime ne peut plaire à un guerrier.

LE CHŒUR

Tu veux donc avoir le sang d'un frère ?

ÉTÉOCLE

Si les dieux me secondent, il ne peut m'échapper*.

Le départ d'Étéocle livre le chœur à des appréhensions jUÎ lui font oublier ses propres dangers. Il ne peut plus s'occuper que de cette malédiction, précipitée par la discorde fraternelle vers son inévitable effet. L'image de la destinée l'obsède, et il repasse avec terreur toutes les cala-

1. V. 697. De ce passage, qui ce rapporte a un «onee n'ont il n'est point question <1ans les Sept Chcs. o a conclu (God. Hermann. de Compos. tetral.trag.; Opusc, II, p. 314) que la pi' ce avait dû être précédée d'un autre ouvrage; de même . nous le verrons plus loin, qu:un autre passage, v. 988 sqq., a donné à penser qu'elle se complétait par une troisième tragédie. — 2. V. 618-708.

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