‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 126 sur 185 · Voyez plus haut, ; âges Cô, 94. — 6. Suid., v. Xo'.p-Ào · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, ; âges Cô, 94. — 6. Suid., v. Xo'.p-Ào

comme un essaim d'abeilles1. Un de ces débris2 correspond au trait final que nous admirions tout à l'heure dans les Perses d'Eschyle : on y a vu, et on y peut voir en etlet, non sans vraisemblance, une parole de Xerxès vaincu, désespéré, insultant à sa propre ruine avec une ironie arnère mêlée, de la part du poète, de cette recherche hardie de figures par laquelle sa manière semble s'être distinguée de la simplicité homérique.

« Voilà donc toute ma richesse, ma puissance ! Un reste de coupe ébréchée, épave des festins, comme le souffle de Bacchus en jptte et brise en si grand nombre sur les écueils de l'insolence ! »

Faire passer l'épopée de la fable à l'histoire, où la tragédie elle-même pouvait se trouver alors un peu dépaysée, c'était une entreprise bien nouvelle, bien hasardeuse, et Chérit us s'en excusait avec grâce sur sa venue tardive, sur 1 épuisement de< suj< ts, dans des vers heureusement conservés, qui sont aujourd'hui la principale recommandation de sa mémoire poétique :

« Heureux le serviteur des Muses, habi'e à chanter en ce t mps, où la prairie n'était pas encore dépouillée! Maintenant que les partages sont faits, que !es arts ont reçu leurs limites, venus les derniers, comme des coureurs attardés dans le stade, nous sommes laissés en arrière. En vain nos yeux cherchent de toutes parts : point de char nouveau à monter5. »

Une paraît pas que Rome ait jamais reproduit la bataille de Salamine autrement que dans cette fameuse naumachie d'Auguste où fut figurée par trente gros vaisseaux et un grand nombre de petits bâtiments, par trente mille hommes, la lutte victorieuse de la Hotte grecque contre la flotte persane :

Quum belli navalis imagine Caesar

Persidas induxit Gecropidasque rates4.

1. Voyez l'ouvrage de Fr. Dûhner, cité plus haut, Fragm., 2, 3. 4, p. 23 sqq.— 2. Ibd., Fragm., 8, p. 2o et '26. — 3. IbidL, Fragm. 1 , p. 22.

4. Ovid. , Ars amat., 1, 171. Ci Monum. Ancyr. (Voy. E. Egger, Des Historiens d1 Auguste, p. 450, 451); Vell. Pat.,Àist.,n, 100; Suet., Aug. , 4:5 ; lacit., Ann . xn, ôti. iiv, 15; Dio., Hist., lv, 10.

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aventures du MoucherOD :

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fraya la Grèce devant les Persea venant de tous cet

Non perfossus Athos, nec magno viucula ponio Jacta meo quacrent jam sera volu ruine famarn, Non Hellespontus pedibus pulsatus equorurn, Graecia cum timuit venientes undique Persas'.

Finissons par un souvenir plus voisin, et, il faut le dire, trop voisin de nous. Il était bien tard pour s'av d'une épopée, et d'une épopée sur le vieux sujet de Chérilus, quand de nos jours un littérateur, un poêle de grande distinction, Fontanes, entreprit de nous donner une G^èce sauvée. Lui-même le comprit peut-être, puisqu'il n'a pas achevé ce poërne qui lui avait coûté tant d'efforts. Le recueil posthume de ses œuvres* en a recueilli tardivement quelques morceaux' trop fidèles à l'ancienne tradition épique , réveillant des souvenirs d'histoire trop usés, pour offrir beaucoup d'originalité et d'intérêt. Ils ne seront pas cependant dédaignés par ceux qui prisent le sentiment élevé et délicat de l'antiquité, une lutte sérieuse et habile contre quelquesunes de ses beautés consacrées, la pureté, l'élégance, l'harmonie continue du langage Nous avons aimé à y rencontrer notre Eschyle, personnage obligé d'une telle action, lui le soldat comme le chamre de Salamine. On l'y voit tantôt encourageant de la voix son frère Gynégire

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