‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 127 sur 185 · Culic. v. 30 sqq · texte numérisé non relu

Culic. v. 30 sqq

2. Publié en 1839, avec une très-intéressante notice de M. Sainte- Beuve.

3. Les chants i.m et vin et Dlusieurs fragments des autres chants.

qui faiblit dans une des luttes d'Olympie, tantôt, dans l'une des Strophades où l'a jeté le naufrage, se rencontrant avec un poète persan auprès du tombeau d'Homère. L'ombre d'Homère elle-même, la lyre en main, lui est un instant apparue, et le son fuyant de cette lyre l'a guidé à travers une forêt, jusqu'au monument d'où continue de s'échapper la mystérieuse et divine harmonie. Gela est dit en vers charmants :

Dans la forêt

Le vieillard à l'instant s'éloigne et disparût.

Et sa lyre après lui résonne sous l'ombrage.

Eschyle impatient, qu'un dieu même encourage,

Longtemps marche en ces bois de détours en détours,

Vers l'invisible son qui s'éloigne toujours.

Il poursuit son chemin ; mais le bruit de la lyre

Décroit à chaque pas et lentement fexpire.

Mais, ô charme nouveau!

En foulant le gazon qui croît près du tombeau, 11 entend, à travers la pierre sépulcrale, Une magique voix sortir par intervalle.

La tombe harmonieuse enchantait ces déserts.

N'y a-t-il pas là, pour nous, comme un symbole de cette inspiration qui, pour la poésie des Grecs, et, en particulier pour leur tragédie, sortait incessamment dea poëmes d Hom'ère?

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