Sermon sur la Providence
aussitôt ijuc celui qui itii Le serai vous lei fait n I > .* i r * un certain endroit, aussitôt toutes venant à se ramasser d'une in* façon dani r<
vu»-, toute La confusion se di il re
un visage, avec sefl linéaments al ses proportions, où il
n'y avait auparavant aucun»; apparence (Je l'or., mairie. » Il eu arrive à peu près de même quand mie les tragédies d'Eschyle par un certain coté, qui
semble être le véritable. Alors di-paraît cette iucobér< nce, cette contusion que la plupart des critiques on' cru y apercevoir, parce qu'ils n'avaient point saisi le secret de leur point de vue; alors se développe une ordonnance forte et simple, un grand art de composition. J'in particulièrement sur ce mérite, celui qu'on a le plus contesté à notre poète et à l'ouvrage qui nous occupe. Cette pièce est partout empreinte du caractère de l'unité; une idée unique, l'idée du destin, y est sans cesse reproduite sous des formes toujours nouvelles, toujours plus vives et plus frappantes; un contraste fortement marqué y oppose continuellement au souvenir des crimes de la race d'Atrée l'attente de la vengeance et du châtiment, au triomphe d'Agamemnon la mort qui va l'atteindre; une catastrophe subite et imprévue, quoique vaguement annoncée et confusément pressentie, y succède tout à coup à la lente exposition qui remplit le drame tout entier, et c'est dans ce brusque passage que le poète a cherché principalement l'effet de son œuvre : voilà son dessein expliqué; il ne reste plus qu'à voir comment il l'a exécuté dans le petit nombre de scènes dont se compose cette tragédie.
Je me sers à dessein du mot de scènes, et je ne crois pas inutile de rappeler que l'usage où l'on est d'appliquer à ces antiques productions, si courtes et si simples, la division presque moderne de nos actes, n'a pas peu contribué à y faire ressortir d'une manière choquante le vide de l'action, la disproportion de certains aétails, et surtout, en rompant par des interruptions arbitraires la continuité de la composition, à en rendre à peu près mécon-
na ssables le dessin et l'ordonnance. Que deviendrait la Transfiguration de Raphaël, si, par une division a peu près semblable, on séparait en deux parties distinctes, en deux tableaux, les deux scènes qui la composent, et que réunit, dans la pensée du peintre et dans ^'imagination des spectateurs, le lien d'une sublime unité?
G est de nuit que commence, à peu près comme la tragédie des Perses, avec laquelle j'aurai, et quant à l'ordonnance, presque identique dans les deux pièces, et quant aux détails, bien d'autres occasions de la comparer, la tragédie d'Agamemnon*. La scène représente, ainsi que je l'ai déjà annoncé, la place publique d'Argos et le palais de ses rois. Sur le faîte de cette demeure est un esclave chargé d'attendre le signal de la prise de Troie, et qui, depuis dix ans, s'acquitte vainement de ce pénible soin2. Par ordre d'Agamemnon, une suite de fanaux, subitement allumés, devait transporter d'Asie en Europe la nouvelle de la victoire des Grecs, et Clytemnestre a pris ses mesures pour en être à l'instant même informée. Est-ce ennui de l'absence d'un époux, impa-