Clinton, Fast. hellenic, p. o'j
DE I A I RAG1 DIE GRI I Ql i . 43
Sans doute plusieurs des tragédies dans lesquelli génie d'Euripide lutta avec succès contre celui de ■ phocle, participent à cette perfection où l'art se complut un instant, et lâcha quelquefois de revenu-. Ainsi, par la variété et l'heureuse opposition des caractères; par le développement simple , régulier et tout ensemble Bavant et riche de l'intrigue; par l'expression naïve et vraie du sentiment et de la passion; par le choix exquis des détails Si la disposition achevée de l'ensemble ; par cette élévation morale, cette majesté religieuse qui dominent le drame, qui l'enveloppent, et où se rassemblent, se confondent, se perdent, comme dans leur unité', ses impressions les plus diverses; par tous ces mérites eulin, et par ceux que j'oublie, Y lphiijcnic en Aulide1, une des dernières productions d'Euripide, un de ses ouvrages posthumes, semble tout à fait contemporaine des chefs-d'œuvre liocle. Mais cet exemple est presque unique; et dans les
'. nombreuses qui nous sont restées du théâtre d'Euripide, il en est bien peu où l'on n'aperçoive la double trace de la décadence et du renouvellement de l'art. C'est même un spectacle curieux que de le voir, dans certains ouvrages d'un mérite indécis et partiel, perdre ses attributs primitifs, et en rechercher d'encore inconnus; se décomposer, se dissoudre et produire dans sa ruine des combinaisons imprévues, des genres qu'on ne soupçonnait point : comme ces empires longtemps et laborieusement accrus, qui se démembrent par l'excès des conquêtes, et forment avec leurs débris de nouveaux Etais.
Lorsque l'on compare Euripide à ses devanciers, on
est d'abord frappé d'un grand changement : l'antique
merveilleux au sein du< ait pris uais-
, et qui , ombi
hyle j B'était par degrés éclairei, pour y laisser pa-
uléales ligures de Sophocle, s'est tout à lait