‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 22 sur 185 · I. Userait plus exact di rec, comme le font aujour · texte numérisé non relu

I. Userait plus exact di rec, comme le font aujour

d'hui les traducteurs, Iphigénie à Aulis ; màia il en culte île renoncer

u un titre consacre par un chef-d'œuvre de Haciue.

kk III

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\r mouvement itioni philo

phiqaee. 1-e disciple d'Anaiegore, l'ami <!• qui,

professant leur religion, avait, * re , ru:

de reconnaître pour dieux

honteuses1; qui , comme auti roioanl

temples ^recs, avait demandé « quelle le la

main de l'homme pouvait enfermer dam

murailles la nature divine1; > dont la divinité, éloqu< ment adorée dans s<-s vers, • voit tout et n'est point me4, » existe par elle-même , a formé l'assemblage de loul qu'enveloppe le tourbillon du ciel, est comme revêtue rayons de la lumière et des voiles de la nuit; « tandis qu'autour d'elle court éternellement l'innombrable ch ■ des astres5; » qui dit à cette divinité, ainsi conçue : « A toi, maître souverain, j'apporte mes libations, mes offrandes, sous quelque nom que tu préfères être invoqué,

Jupiter ou Pluton C'est toi qui parmi les dieux du ciel

tiens le sceptre de Jupiter; toi qui gouvernes le royaume terrestre de Pluton: envoie ta lumière à l'âme des mor qui veulent, ayant la lutte, apprendre d'où leur vient le mal, quelle en est la racine, et qui parmi les Immortels ils doivent fléchir par des sacrifices, pour trouver le terme de leurs souffrances • : » un tel poète, avec ces idées sur

1. On peut ea suivre l'histoire exposée fort en détail dans la dissertation où Ai. E. Houx a traité savamment et ingénieusement Du m rveilleux dans la tragédie grecque, Pais. 1846.

2. Plutareh., de Andiend poft.; de Stoîc. répugnant., etc.; Belleroph., frag. îx. Cf. Pin<J., Olymp., 1, 43: XIV, 7, Nem.t VII. 33, etc. Dans le premier de ces passages, Pindare, après avuir rapporté, sans vouloir y ajouter foi, une histoire injurieuse | our la divinité, discuiait ainsi les devoirs et les droits du poète a l'égard des traditions mythologiques:

t 11 est certes bien des merveilles véritables, mais souvent aussi les r des hommes sont emportés au delà de la vérité par les séduisants mensonges t de la fable. La grâce du discours, qui nous rend toutes choses agréables douces, répand sur ces récits une beauté persuasive, et L'incroyable même y devient digne de foi. Aux jours à venir les témoignages véridiques. Il c vient toutefois que l'homme ne prête aux dieux que du bien : moindre alora est la faute. »

3. Clem. Alex , Strom., V.— 4. Id., -Prot reptic. — b Id., Sirom., V : Euseb., Prœparat. evang., XI II , etc.; Pirith. fragra., u. —6. Clem. Alex., Strom., V; Kurip., frag. incert., clv. Voyez, sur ces d: passages, Valckenaer, Diatrib. in Eurip. perdit. dr<im. reliq. . v.

Dl. i.a rR*GI DIE GHECQI E. 45

l'unité, la spiritui Dieu , sa puii

providence, avec • dont od conçoit qu'aient dû

■ lot 'I as , ne j" .

prend r ienx f ti - a rnatn relies qui

jusqu'à) "us. encore

lui p< i □ bannir. Par défé-

pour la coutume el pour l'ordre public, il montrait ire bui spectateurs leurs simulaci es consacrés ; il les prodiguait même plus qu'on n'avait encore fait ; mais la divinité n'\ él lit plus, et la pi idoles ne pou-

vait produire cette sainte horreur que leur idée seule excitait autrefois. Qii'e en effet, le plus souvent, que les dieux d'Eurin de prologue, nue chine de dénoûment. les ravale presque au ni-

tu de ces subalternes du théâtre qui lèvent et baissent le rideau. En vain l'on nous dit, l'on nous répèle que leur volont le à l'action et la mène h son gré; nous

trop qu'il n'en est rien, et que cette merveilleuse ïuiluence est ajoutée après coup à des accidents tout fortuits. La foule peut s'y tromper et se payer de ce mensonge littéraire , de ce politique ménagement; mais de plus habiles, pénétrant la pensée du poète, ne prendront sa mythologie que pour re qu'il Ja prend lui-même, pour un cadre convenu, pour une forme commode, tout au plus pour un symb< , une allégorie morale; ce

pour eux « oiume le souvenir d'Esculape à la dernière scène du Phédon.

Qu'Euripide ait fait du merveilleux un tel usage; qu'il lui ait donné un sens pour le vulgaire ignorant , et un autre pour quelques spectateurs choisis ; qu'il ait de cette sorte voulu concilier le devoir du poète chargé de concourir par son œuvre à une solennité religieuse, et la conscience du philosophe désabusé des vieilles croyances,

st ce qui a été remarqué, même dans l'antiquité2, c'est ce que ne permettent pas de nier, et de nombreux

i \ndromach.} 1138, ton., 445; Itère, fur. f 1*289, 1313, etc.

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