‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 23 sur 185 · Lucian., Jup. tragad., xli · texte numérisé non relu

Lucian., Jup. tragad., xli

•s de se le celles où il a rc

faire pri fi d'orthodi

pie, et qui

par les critiqui ot pour

foiH

vengeance

supériorités, y compris celle ux, ne loi irait paru

qu'un badioage innocent , L'affecta tout autrement dan* la tragédie, où il n'entendait pas qu'on choses sérieuses. Euripide s'étant hasardé à faire fi'rer par son Bellérophou des discours qui Bemblaieo la fois immoraux et blasphématoires, une grande clameur s'éleva dans tout le théâtre, et on se mettait en devoir de lapider les acteurs, lorsque l'auteur se jeta tout à coup sur la scène, en s'écriant : t Attendez, attendez seulement, il le payera bien à la fin*. » Il lui fallut défendre à peu près de même, contre le méù tentement des spectateurs, L'impiété de son Ixion : « Je ne lui ai pas, dit-il , laissé quitter la scène , que je ne l'eusse attaché à sa roue*. » Une autre fois il eut à changer le premier vers de sa Mênoli/jpt*, que l'on trouva, ?ans doute à la répétition de l'ouvrage *, peu respectueux pour Jupiter. Eschyle avait avant lui encouru, à moins juste titre , l'indignation du dévot peuple d'Athènes. Soupçonné d'avoir dans quel [ues- unes de ses pièi dans ses Prêtresses, ses Chasseresses, To;otios;, son Sisyphe, son Œdipe, son Iphigénie, révélé les secrets des mystères, il s'était vu un jour réduit à chercher un asile sur le théâtre même, près de l'autel de Bacchus. Réclamé par l'aréopage, il n'eût point échappé à une condamnation, s'il n'eût prouvé qu'il n'était point initié, ou

Page 1