‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 25 sur 185 · DE LA. TF 161 DIE GRI M · texte numérisé non relu

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prète du théâtre antique1, «ils quittèrent leur cothurne et marchèrent tout, simplement sur la ti rre. » Sophocle, qui, dans quelques mots profonds qu'on nous a conservés, nous a laissé comme une histoire abrégée de la tragédie grecque, put dire avec vérité : « J'ai peint les hommes tels'.pi'ds devraient être; Euripide les peint tels qu'ils sont 2. » Lui-même aurait été dans cette voie le précurseur d'Euripide, s'il était vrai, comme on le lui fait encore dire ', qu'après s'être d'abord amusé, eii jeune homme, à p produire la pompe et L'élévation d'Eschyle, après s être ensuite appliqué h L'artifice de la composition, il eût fini par rechercher surtout, dans des ouvrages d'une troisième manière, la vérité' des mœurs, la moralité de la peinture.

Ainsi vont les arts et l'esprit humain qui les produit. On commence par des compositions simples et gigantesques : bientôt leurs traits rudes el démesurés se règlent, s'adoucissent; elles deviennent des modèles ach vés d'élévation et de pureté : enfin arrive, par un progrès inévitable, cette brillante décadence, où la grandeur et la beauté font insensiblement place à la recherche de l'effet, à la vérité de l'imitation. (Cela est naturel; cela est nécessaire. A mesure que les intelligences s'éclairent, elles sont moins capables d'enthousiasme ; elles préfèrent à la poursuite du merveilleux et de l'idéal la

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