‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 26 sur 185 · W. Schle§ « de littérature dramatique. V · texte numérisé non relu

W. Schle§ « de littérature dramatique. V

t . A l /' ' wv.i t. m.— 3 l'iUtuch., de l'i.'i. i. m vxrtut tent.t

- le Plutarqu» t.

52 m TOIRE -■ J i.

!us pro

liai;

temps de l'expressioo • □ pour la \«

comme pour la philosophie celui de l'anal doute, dans cette Grèce ou la fois et comme d'eux-mêmes; où, influence étrangère, ils se développaient ensemble par leur propre vertu et selon les ! l'humanité; où ou

les voyait marcher de front, du même pi par la main, ainsi que le chœur des Muses dan ture célèbre, il en dut être pour iou- comme pour la tragédie. Le critique que je citais tout à l'heure, et que, I le citer toujours, j'ai suivi souvent, parce que, dans un sujet qu'il a tant éclairci, il est souvent impossible de dire mieux, et difficile de dire autrement, a établi entre les divers âges r'e la statuaire des Grecs et ceux de leur tragédie un rapprochement qu'on ne peut omettre. I dias, avec ses fortes et sublimes images de la divinité, lui représente Eschyle; Polyclète, par la régularité, par l'harmonie des proportions, lui semble répondre à phocle; enfin Lysippe et Euripide complètent ce parallèle; il lui paraît que tous deux, dans leurs imitait animées, se sont appliqués à exprimer le charme du m veinent et de la vie, plutôt que le calme pur et solennel des figures idéales.

Gloria Lysippo est animosa effingere signa1.

Euripide, en effet, n'oublie rien pour séduire; en même temps qu'il ébranle et trouble les sens par le path tique, il prend soin de les flater par la naïveté et pa àce.

Souvent, aux dépens du caractère ou de la situation, il appuie à dessein sur des traits de mœurs; il peint l'âge, le sexe, le pays, la profession, plutôt que l'action et le personnage; 1* sujet s efface presque sous cette briilante broderie, qui le cache en le parant.

1. P.opert., Eleg., III, ix, 9. Cf. Cic, de Clar. orat., xvm ; Quil:. ., Inst. orat., XII, 10.

Son penchant le portait visiblement vers ces peintures générales: il semble qu'Horace loi ait emprunt»', autant ijii'aux drames de Térenoe et à la Rhétorique d'Aria!

les traits sous lesquels il trace, pour servir de modèle aux poètes dramatiques, le portrait des quatre flgOS. I chose fort remarquable, c'est qu'il y laisse paraître plus souvint une intention satirique, étrangère à

l'esprit de la tragédie, et même quelquefois contraire à L'effet particulier qu'il veut produire. Ainsi aux nohhs images de la vieillesse il mêle complaisamment celles de la caducité, avec ses animosités et ses bravades, sa ia défaillante et ses longs discours. Une matière buî Laqn la verve amère et moqueuse da p ëte ne B'épuise pas, ce

sont les défauts du - t .

où il 1«. I .s le plus noble et le plus touchant

aspect, il se montre encore, par quelques traits, comme on l'appelait, et comme l'a représenté Aristophane1, l'ennemi des femmes*. On a cru que des chagrins domestiques l'avaient aigri con're elles*. Il est certain que ces inve tives décèleraient à leur égard un ressentiment profond, si elles ne témoignaient encore plus, comme il est arrivé quelquefois, d'un cœur trop sensible à leur attrait4, et qui l'indigne de sa faiblesse. Rousseau leur a dit bien des injures, pour se punir de les aimer ou plutôt pour s'en empèclur. U en était de même d'Euripide : « Euripidi . disait Sophocle, hait les femmes, mais dans ses tra dies*. »

Cette disposition d'Euripide à saisir les caractères généraux de la nature humaine et à la prendre de préférence

t. Voyez, entre autre . I ophor.

M t cependant, fragments da Pftryxut et de la I

nalippe, certains ; MOU lemble se démentir ; un

surtout, publié pour la première foia en avril 1832', dans le /oui

ils, par M. Rossignol! où, selon la tra lui (uni du savant éditeur, Ménalippê s'exprimait ainsi : « Cfest en vain (pie lacenaun hommes lance ses traita impui tes, et chère

lécrier; les femmes sont meill le les homm<

qui tous le dis 3. ,\ G il., XV, 90. — 4. àthen D n . Il II. — ô. ld., ibiâ ; m.

EIISTOU '• i K

par ses mauvaii , l'amei insu, en dépil de

la tragédie, veri un genre qui n'existait pas (jui dut beaucoup b I ta peut le

âme le précurseur comédie nouvelle, de celle qui, à la substitua décidément la ai oint

une conjecture : c'est Qumtilien ' qui nous apprend Ménandre, quoique dans une ci , suivit

les traces d'Euripide. Diphile et Phtlémon, comique la même école, ne L'admiraient pas moins : l'un l'a lait « un poëte d'or », l'autre disait ou faisait dire à nn de ses personnages, peut-être à cet admirateur fanatique d'Euripide, à ce Phileufipide, souvent montré sur i scène, et dans des pièces de ce titre2: «Si j'éîai^ que les morts, comme certaines gens le prétendent, i sent encore du sentiment, j'irais me pendre aussitôt, afin de voir Euripide5. » Cet enthousiasme a une teinte d travagancH qui peut en rendre la sincérité susptcte. V le fait général de l'admiration reconnaissante des pet de la nouvelle comédie pour Euripide, leur modèle et leur maître, n'en est pas moins évident*. Ainsi de fautes mêmes est sortie une inspiration féconde à laquelle se sont renouvelées la tragédie et la comédie, et qui s'est fait sentir jusqu'aux modernes. Heureuses fautes, pouvonsnous dire, auxquelles nous devons quelque chose de Racine et de Molière !

Toutes n'ont pas cette excuse, et il en est, au contraire, que nous aurions le dicit de blâmer doublement,

Page 1