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bornée dans leur nom forcé, quand il n'y aurait pas été pootaé pai voit qu'il vent, sortir de la simplicité primitive : il multmlic lee personnages, ; j1
cherche à éveiller la curiotil appeT l'iinaginatioi
ébranler les sens; il a même inventé une sorte de f toute nouvelle, en réunissant, corn >o Et\
et ses Troyennes , ses Phéni fu-
rieux, dans un même cadre • par
l'unité d'un personnage principal et d'ui. domi-
nante, plusieurs actions diverses. Mail on doit dire i que la répétition monotone des même mêmes effets, la disposition arbitraire, fortuite, invraisemblable, imprévoyante de l'intrigue, les prologues postiches , les dénoûments à machine qui viennent à point nommé sauver l'auteur avec ses personnages, tant de défauts trop visibles et trop fréquents chez Luripide, justifient, plus qu'il ne faudrait, cet arrêt d'Anstote, « qu'il n'est pas toujours heureux dans la conduite de ses pièces1. »
Aristote aussi l'a proclamé le plus et par cette expression, qu'il faut entendre dans un sens restreint, mais assez vaste encore, il a loué dignement ce pathétique admirable qui efface toutes les imperfections d'Euripide, et suffirait à sa gloire.
Son style eut naturellement les vices et les mérites de la pensée qu'il traduisait. Aristophane y a relevé, sans doute avec justice, quoique avec malignité, une mollesse trop efféminée, trop de parure et en même temps trop de négligence. Quelques modernes, très-bons juges, se sont plaints des mêmes défauts, plus peut-être que des modernes n'en ont le droit*. Quoi qu'il en soit de ces cri-
1. Poct., xiu. — 2. Ibid. — 3. W. Schlegél, Cours de Littéral, dram.. leç. V, irad. franc., t. I, p. 239; God. Hermann, Prxfat. ad Eut, Hecub., Lipsiœ, 1800, p. lvi, lxii ; Animadrers. ad Htcubam, p. 143; Bœckh., Grac. irag. prime,, xxiv, p. 307, eic.
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tiques, on ne peut méooDo lire dan* ta poésie le cai tère même que nous avons attribué à ses ohm. que
nous résumons ioi eu deux mois, une expression touchante et noblement familière !.
Cette poésie ravissait les Grecs; elle balançait dans leur admiration l'incontestable (supériorité des tragédies de Sophocle. Le récif plaisant que l'ait Lucien, au début de son traité sur la manière d'écrire l'histoire, de la maladie d'Abdère, en serait tout seul une preuve. Il raconte que, sous le règne de Lysimaque, un comédien fameux de ce temps, nommé Archélaiis, joua devant les Abdéritains V Andromède d'Euripide. La tragédie était touchante, l'acteur véhément et pathétique; de pins, on était au cœur de l'été, et il faisait grand chaud. Tout le public fut saisi, au sortir du théâtre, d'un mal violent dont le principal sympiôme était des plus bizarres : ils se promenaient à grands pas, gesticulant et déclamant; toute la ville était pleine d'acteurs maigres et pâles qui s'écriaient comme Àrchélaùs dans la tragédie :
« Amour, tyran des hommes et des dieux ! j
leur imagination était obsédée du souvenir enchanteur d'Andromède et du fantôme ailé de Persée. Cîtte folie tiMU'i-comique ne finit, dit Lucien, qu'au retour de l'hiver.
On n'est pas, en conscience , obligé d'ajouter foi à cette histoire, quoiqu'elle ait pour garant, outre l'autorité! de Lucien, un récit d'Lunape , assez récemment découvert et publié eu Italie 7 ; mais il nous est permis de la recueillir comme un témoignage favorable à Euripide. Cette tra- (jnlomauie , cttte euripidomanie , Lucien les prête, dans d'autres ouvrages*, au roi des dieux Jupiter, au philosophe Ménippe, à lui-même, attestant ainsi, par cet usage bouffon des vers du grand poète, le long empire qu'il garda sur les imaginations.
Il ne mauque pas, du reste, de témoignages plu-