DIE GRECQUE
mosthPne poursuit de ses railleries danfl sou rival I
chioe, mais le comédien de troisième ordre, le tritagooiste, jouant humblement sous [schandre, lui-même
dioere acteur, sous Similus et Sociale, entrepreneurs d'une sorte de tragédie foraine dans les bourgs de 1 At tique, sur le petit théâtre de Golyttus, les derniers rôles, et les jouant mal, faisant Siffler Œuumaùs, Gresphonte, Atrée, Créon, 1 ombre de Polydore*. Le mène Démosthène1 estimait fort Satyius, Andronicus, Anstodème , Néoptolème, ses maîtres la plupart, maîtres quelquefois ihèremenl payés, pour l'action oratoire : il n'eût : traité avec mépris ces grands artistes qui étaient en même temps des citoyens considérables par leur richesse, par leur crédit, par leur importance politique, en qui il pouvait rencontrer, comme au reste dans Kschine, de mauvais coim dien devenu bon orateur, des rivaux à la tribune, des collègues dans les magistratures et les ambassades, à qui lui-même fit voter des couronnes civiques1 comme celle que lui contesta Eschine. Quand on solide à l'importance qu'avaieut acquise au théâtre les comédiens, et à celle qu'il leur était permis d'y joindre hors du théâtre, on ne s'étonne pas que quelques-uns d'entre eux, doués d'un grand talent, du génie de leur art, se soient tait, dans La décadence de la tragédie, au IV* siècle, un nom qui balance et quelquetois surpasse celui des tragiques du temps*. C'est d'ailleurs partout le caractère de ces époques où l'art s'épuise et s'affaiblit, que ce déplacement de la poésie qui passe du drame luimême à l'action théâtrale, des auteurs à leurs interprètes; où les vrais tragiques, ce sont les tragédiens. Telle était l'époque dont nous venons d'esquisser l'histoire dramatique, et où parurent à la fois, particulièrement dans l'Atti que, patrie de la tragédie, un si grand nombre de tragédiens consommés; tous ceux qui viennent d'èlre