I. D I ; de Corona; Apollon., Vit. Eschin. — 2. Plu
., VU Demosth., tii ; ; Rnet., Dtmosth. — 3. jEschin., 1
D t — 4. Arislote semble le dite, il/itt. , 111, i.
nommés, Théodoi tolème, et in
core ;ui les égalait pour le moi P loi. Mais < >ir leui
chose de leur vie; ou souhaiterait d'être éclair'' laiine si peu de ti
h, sur le cara' ur talent, sur c-
môme de leur art, tel qu'il se produisait chez les 1 1 sur les changements que 1 : cours du templ y dut introduire. Ces chanpemenis, je le suppose, répondit D ceux qui firent passer la tragédie elle-même du grandiose à la beauté idéale, et de celle-ci à l'eipn par une imitation à la fois plus pathétique et plus familière de la réalité. Callipide, qui se proposait surtou faire couler les larmes*, était bien, par cette prétention, autant que par sa date, le contemporain d'Euripide. Après lui, poursuivirent le mène genre d'effet, et, de son aveu*, Théodore, qui remuait jusqu'aux tyrans; et ce Polus, qu'un récit célèbre d'Aulu-Gelle', auquel nous reviendrons*, représente mettant sa douleur réelle, celle d'un père resté sans enfant, au service d'une douleur de théâtre, et, dans le rôle d'Electre où il reparaissait, après son malheur, pleurant, sur l'urne de son fils, la mort d'Oreste. La condition du pathétique, c'est, dans le drame, ce qu'il avait reçu d'Euripide, des situations, des sentiments, un laDgage , plus rapprochés du cours oïdinaire des choses; dans l'action scénic, le , ce que les mêmes artistes dont nous parlions tout à l'heure semblent avoir surtout recherché , un jeu , une parole plus voisins de la manière habituelle de rendre ses affections. Il se fit alors, dans l'art du tragédien, une révolution assez semblable à celle que nous avons vue s'y faire de nos jours, lorsqu'un grand artiste, Talma, par une reproduction plus exacte de l'histoire et de la nature, par une plus grande vérité de gestes et d'intonation, une torte de compromis entre la régularité, la
1. Xénoph.. Conv., III, u. — 2. Plutarch., Disui laude. — 3. VII, &, 4. Voyez, plus 1o>d, liv. III, cûap. vu.
noblesse, la grâce traditionnelles et Je désordre, l'emportement, l'abandon familier de la passion, renouvela l'ancienne tragédie ; qu'au lien de la réciter, de la déclamer, comme auparavant, il eu vint presque à la parler. Seulement oette révolution s'accomplit chei nous sur la sci avant d'être tentée dans le drame lui-même : chez les Grecs, ce fut tout le contraire; elle commença par les poètes et finit par les acteurs. G'esl d'Euripide que releva cet ait nouveau, dont quelques mots d'Aristote encore nous permettent de nous former une idée. L'auteur de la Rhétorique, dans an chapitre * où il recommande à l'orateur une élocution qui ne soit ni trop noble ni trop basse, mais qui, sans que l'artilice paraisse, se proportionne constamment au sujet, compare précisément à l'art pratiqué et enseigné par Euripide de se servir de^ mots le plus en usage, un art tout pareil de Théodore, cet excellent comédien, dit-il, dout la voix est si naturelle et si trompeuse, qu'il ne semble pas que ce soit un comédien qui parle, mais la personne même dont l'action est représentée, tandis que celle des autres paraît forcée et contrefaite. On voit chez Plutarque' que le même Théodore changea quelque chose a cette hiérarchie sévère, .qui voulait que l'importance relative des rôles fût marquée dans la représentation par l'élévation de la voix1. Tout protagoniste qu'il était, si l'action l'amenait en présence de l'acteur subaltl rue et mercenaire qui jouait le tyran, paré du diadème et du sceptre, alors il baissait la voix pour ne le point effacer. La recherche de l'expression pathétique et de la vérité familière, caractère générai de l'art di ne à cette époque, dut conduire, comme cela s'est vu -i chez nous, les comédiens, que ne défendaient pas contre ses dangers une noblesse naturelle et le sentiment du beau, à des exagérations dont la trace sYsi consen anciens comédiens, dit Axistote4, le reprochaient aux -\eaux, et, depuis longtemps déjà, Myniscus , soit
t. III, 1. — v. Pr }>t volitic. — 3. Cic, Divin, in
BSCHTUL — 8
i avait joué I \ soit
nom que lui', car il faudi ju j* le :
!■ pour- qu'il pût aroii Platon le comique'; depuis lougtomp avait traité de Binge, dod : | un tragédien
resté bien obscur, Pindare ou Tindare, mail L'exprc et pathétique Gallipide*. Quand Dé m appliquait
la ; pithète* à Bschine, ce nViait pas probablement
sans raison; et on doit croire qu'Eschioe, dont la belle voix n'avait pu faire un bon comédien, trop fidèle a vicieuses traditions et les outrant, encore, s'abandonnait à un genre d'imitation d'une vérité triviale lignite,
sans beauté, aune action bruyante et désordonnée. Il en porta la peine au théâtre même. Jouant sous Ischandre, acteur du second ordre, à Colyttus, bourg de l'Aitique, VQEnomaùs de la tragédie d'Euripide, il lit, dans une scène où il devait poursuivre Pélops, une chute ridicule, de laquelle vint le relever Sannion le chorodida-cale6. Si l'on en croit Démosthène, qui n'a pas dédaigné de plaisanter sur le faux pas à'QEnomaûs et de son malen treux représentant, il ne fut pas plus heureux à Athènes même, et les sifflets, les clameurs, le soulèvement du public ne lui permirent pas de garder son humble place dans la troupe de Théodore, dans celle d'Aristodème7 : disgrâce heureuse qui lui fit chercher et trouver le succès sur un autre théâtre, celui-là même où parlait si dédaigneusement de son talent dramatique son rival d'éloquence, Démosthène.
Cependant les ouvrages des trois grands maîtres de la
1. God.Hermann. in Aristot. Poe*., ibid. — 2. Meir.eke. Fram .comic. grxc, t. I, p. 186; t. II, 2, p. 668 — 3. Athen.. Deipn., VIII.
4. Arist., Poet., xxvi. Grysar, de Grorc. trag., etc., p. 28, cf. 38, relève Barthélémy pour avoir (Anacharsis, lxx) attribué à ce Caili;
ce qui doit s'appli tuer à un acieur du même nom, mais postérieur. Or le Callipide dont parle ArMote eiant contemporain de Myniscus, et celui-ci de Platon le comique, il en résulte que Barthélémy n'a nullement fait erreur.
5. TpayaSoiûÔTixoç, de C<>r. Cf. Harpocrat. et Suid., v. Tpayixo< iriÔTfjxo;.
6. Anonym., Vit. Mschin.; Ap lion , id. — 7. Demosth., de Cor.; de Falsa légat
l'i ■ \ ri 1/ 115
me tragique, »'■' fin par le ta ai pi, obaque
ohoM s s.-i place, au-dessui de toutei les rivalités, consacrés dans d>' nouvelles et fréquentai épreuvei par une constante admiration, étaient de?enoi des monun dont la conservation, l'intégrité, L'authenticité, intéressaient la gloire nationale. On pouvait redouter pour altérations da toutes sortes, falsifications, suppi sions, Interpolations | suppositions apocryphes, que font trop souvent subir aux chefs-d'œuvre dramatiques le caprios «les cf> nit't I ï t! us * st l'industrie des arrangeurs. Comme ce Néophron de Sicyotte, auteur d'un méchant extrait de la .l/o/<r, rappelé plui haut1, et que nous retrouverons*; comme ce Denys d'Héraclée, qui prêta à Sophocle un Purihrnopèe de sa façon4, dont fut plaisamment dupe Héraclide de Pont, disciple d'Aristote; comme ce dernier, qui, plus discrètement fat n'osa s'at-
taquer qu'à Thespis, et para de ce nom antique ses propres traiM'dies5; comme d'autres, qui plus tard , quand se formèrent les grandes bibliothèques d'Alexandrie et de Pcrgame, lirent pour elles ce que font pour nos mu les fahricateurs de fausses antiquités; sans doute d |i plus d'uu poète, maladroitement BSOIÏlége, avait os*'1 toucher aux compositions, à la gloire d'Euripide, de Sophocle et d'Esohvle, Lorsque l'orateur L\cuiLrue, dancours d'une administration marquée, comme celle de Pisistrate, par le culte de la gloire littéraire, et en particulier par le tarml achèvement du théâtre de Baechus6, lit passer7, non sans opposition*, une loi (fui, en leur décernant des statues d'airain, ordonnait en même temps
1. Srhnl. Bartpid., Ph<rn , 271 ; Orcst , 137 2 ; Med., 84, 367, Arpim B I luUrch , \'r il.
ti 104, avec 1 m «l'un dont-' trèe-fondé sur l*épo
al>le où Néophron a corn; il ou après celle d'Eu
ripi
;{- v"Ve/, plus loin, liv. IV. cltap. v. — 4. <>u Spinthari», fi ni.. g. l.i-Mt., V, <si. — .s. I ... ibid.