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Homaiiis corirpiiniit L'Asie, ils y rencontrèrent partout,
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oullus, vainqueur de Tigrane, trouvi Tig remplie de comédiens grecs, rassembla
par ce prince, pour la décoration (Je sa nouvelle capiti
et qui ne servirent qu'aux jeui
ennemis y célébrèrent sa défaite4. Plus tard, cou pour venger Tigrane, un autre roi d'Arménie, roi le; qui avait composé en grec de> lu harai .
môme des tragédies dont il subsistait encore quelque ci. au temps de Plutarque, Arubaze, fêtait de môme, I son hôte, le roi des Parthes, Hyrodes, qui n'était pas non plus étranger à la langue nia la littérature des Grecs, la victoire de ce dernier sur les Romains*. Les deux rois étaient à table, et un acteur tragique de la ville de Tralles, nom^é Jason, jouait devant eux, avec un grand applaudissement, quelques scènes des Bacchantes d'Euripide, celles entre autres où paraît Agave, portant orgueilleusement la tête sanglante de son fils, qu'elle prend dans son égarement pour la dépouille d'un jeune lion. Tout à coup les portes s'ouvrent, et des envoyés du Suréna parthe, se prosternant devant Hyrodes , jettent à ses pieds la tête de Grassus. Au milieu des transports confus qui éclatent de tous côtés, l'acteur rejetant le masque de Penthée qu'il tenait à la main et ramissant à terre l'affreux trophée, récite, comme inspiré de la fureur des Bacchantes, ce passage du rôle d'Agave8: « Nous apportons des montagnes dans ce palais cette victime nouvellement égorgée, cette heureuse proie. — Qui lui porta le premier coup? s'écrie le chœur. — Moi, moi, dit Jason, c'est ma gloire. — C'est la mienne, » reprend un acteur imprévu qui lui arrache cette tête et prétend achever le rôle, un des envoyés du Suréna, nommé Pomaxaithres, celui-là même qui avait tué Crassus.
1. Plutarch., Vit. Lucull, xxix. — 2. Plutarch., Vit. Crass., xxxiu • Ai p an., Parlkic.; PolyacA., Siiut., Xlll, 41. — 3. Kurip., Bacch., 1159.
DE LA TRAGEDI1 ORFi 123
terrible aventure, où la fcrag< tnê«
lait à la fiction, ai touillai! de sangla pure et noble mi d'Euripide: Triste abaissement do géi c, réduii
les loisirs des barbares, et ohargé par mx , somme an bouffon oruel, du soin d'humilier la gloire de
te !
Environ deux siècles avant cette époque, introduite à par le tarentin Livius Andronicus, la tragédie
|ue y avait reçu, en quelque sorte, le droit de cité* : elle y avait appris des successeurs de oe vieux poëte, de
us, d'Ennius, de Paouvius, d'Attiua, la langue de
nouvelle patrie, et dans un style rude encore, mais
rgique et hardi, qui mêlait quelque emphase à la naïveté, elle avait reproduit, devant un peuple ignorant •1 cha mé, toutes ces belles compositions d'Kschyle, de Sophocle, d'Euripide, destinées à plaire par leur exquise et profonde vérité, partout où elles peuvent s'expliquer, Fût-ce imparfaitement, à des hommes assemblés: elle
lit même hasardée, fort rarement, il est vrai, à
quitter son costume étranger, à revêtir la toge, à se
taire toute romaine, à entretenir les Romains de leurs
rs nationaux, de leurs gloires domestiques, de
Romulus, de Brutus, de Décius, de Paul Emile, de
i peut-être dont le tiiomphe, changé en funérailles* , lui offrait un exemple contemporain de ces catastrophes fatales, dans L'expression desquelles elle se complaisait. Mais la vie nouvelle qu'elle avait reprise sur une autre irait déjà avec les derniers accents de la voix pathétique d'^Esopus , avec les derniers applandii - Dtents de Gicéron. Déjà le peuple, et même les chevaliers, les sénateurs, devenus peuple, ne se plaisaient plus qu'aux magnificences inouïes, insensées, d'un spectacle décoré, suroha dépouilles de l'univers; ils ne lui demandaient {dus (pie dt^ 'istractinns toutes sen- ■ les1. Le temps approchait où la tragédie grecque,
1 Horat, 0-/ . T. xixv, 4. —2. Cie., Famil, VII, i; Horat., Epût* II, î, 182 iqq.; lu. Lu., lh>t., Vil,
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retrouvant a Rome, non plus Athèo€ , mail Al réduite de ni*' . publiqo
ou même de la tarait j <re
d'autre emploi que d'offrir dai un thème à
l'industrie littéraire di amateurs, des Pollion, d
Varius, où Ovid ; lui -môme pourrait rii r*.* qu'il n'écris point pour le théâtre *.
Ce n'est pas impunément que le dt , itte la
il perd bientôt par là tout caractère dramatique La tragédie, que nous continuons d'appeler grecqui qu'on l'écrivît en latin, avait sans doute acquis quelqu gance depuis le temps d'Attius; mais à mesure qu'elle avait cessé de prétendre à l'illusion, à l'émotion, à la vérité, qui les produit seule dans les représentations du théâtre; qu'elle avait borné ses prétentions à ces applaudissements que provoque , le plus souvent , dans . cercles lettrés, le faux éclat des détails, elle était insensiblement devenue une simple forme, prêtée aux jeux du bel esprit, à l'érudition, à la science, un cadre con • venu pour la dissertation philosophique , la déclamation morale et politique. Ce n'était plus qu'un genre faussé, plus exposé qu'aucun autre à l'invasion de tous ces excès du mauvais goût que devaient bientôt amener l'épuisement littéraire, la satiété des esprits et la dégradation des mœurs. De là, dans les pièces qui Dortent le nom de Sénèque, et qui représentent seules, à la place de celles de Pomponius Secundus, de Guriatius Maternus et d'autres encore qui ne se sont pas conservées, la poésie prétendue dramatique de ce temps, une transformation complète et véritablement monstrueuse de la tragédie grecque. Les Grecs recherchaient l'ordre, la progression, l'intérêt; il n'y a rien, chez Sénèque, malgré la régularité extérieure et même la distribution symétrique de ses ouvrages, qui ressemble le moins du monde au développement d'une action ou d'un caractère : les Grecs du fonds le plus simple savaient tirer des trésors de