‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 79 sur 185 · âlemurabil., III · texte numérisé non relu

âlemurabil., III

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deux d'entre eux, à Parrhasi au statoeire Gliton II

ii naturel qu'ils chei sujets d'exercice,

des occaaionfl de lutte, dans loi personnages, les situations déjà rendus par les poètes tragiques, et popularises par les succès du théâtre. De là cette status d'Anstonidas, qui, en mémoire de VAthamat d'Eschyle, on d'un des deux Athamat de Sophocle1, peut-être aussi de l'ouvrage d'Euripide, auquel L'épouse d'Athamas, la plaintive Ino2, avait donné sou nom, voulant représenter, chez le terrible roi d'Orchomène, le repentir qui succède à la (ureur, après qu'il a précipité son tils Léarque, s'avisa d'un moyen qui semble assez étranger au caractère, aux procédés do son art, et mêla ensemble l'airain et le fer, afin que la rouille de l'un, sortant à travers le luisant de l'autre, exprimât la routeur de la honte*. De là tant d'autres reproductions en airain, en inarbre, par le pinceau surtout, des scènes les plus connues du théâtre tragique (on en trouvera la mention fréquente chez Pausanias, Pline et autres; il serait long et fatigant d'entrer ici dans ce détail), jusqu'à l'époque où Jules César acheta si chèrement, pour en orner le temple de Vénus Grénitrix 4, deux morceaux fameux d'un ^rand artiste du temps, de Timomaque de Byzance, son Ajax, sa Timo-

inaque avait encore fait un Orcste, une Iphigènié en Tauride, qui n'étaient pas d'un moindre prix0. Les épigramde l'Anthologie grecque, piquantes archives, bien souvent, du génie dramatique des sculpteurs et des peu. très de l'antiquité , font ressortir, dans ces ouvrages d'un émule de Sophocle et plus encore d'Euripide, l'exquise vérité de l'expression, et d'une expression qui ne s'attaque pas seulement à une passion, mais, avec une hardiesse nouvelle, entreprend de rendre le combat de deux -ions contraires-. Parmi ces innombrables statues

\.\ ■ ius, Altom.,Fragra.— - 2. Hor., ad Puon., 123.— 3. Plin., ///.vf. itat., xxxiv, ,o. — t. Plin., Hist, nat., vu. 39; XXX . — ... l«l. , ton., xxxv, o. cf. Plutarch., dé I t. — S

1\ . Cf. Autsou., Epigr. cxxu. cxxx. Voytl ['lus loin, liv. 111,

cti. î; liv. IV, eh. iv.

dont la notoire avait si ..>.:i lai h

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interprétaient aux Romains, mieux encore que les traductions, les imitations de le

de Ja tragédie grecqu< par Propei '

el par Ovide2, par les BOoliastes d'Horace et de la magnifique décoration de la place où, en l'an de Rome 726, Auguste avait consacré le temple d'Apollon Palatin. Des po'rtiques l'entouraient, formés de colonnes en marbre de Numidie. Devant les colonnes étaient les statues équestres des cinquante fils d'Egyptns; dans leurs intervalles les statues pédestres des cinquante filles de Danaùs, et, auprès d'elles, leur barbare père, l'épée à la main, les nombreux personnages de cette trilogie d'Eschyle que nous représente aujourd'hui sa tragédie des Suppliantes *. Pline, qui parle assez fréquemment de la collection rassemblée par Asinius Pollion, nous dit qu'on y voyait, parmi d'autres morceaux précieux, un groupe immense d'un seul bloc, apporté de Rhodes. Apollonius et Tauriscus, qui en étaient les auteurs, y avaient reproduit le dénoûment de YAntiope d'Euripide, Zéthus ei Amphion attachant l'ennemie, la persécutrice de leur mère, Dircé, à un taureau furieux 5. C'est ce même monument qui, trouvé sous Paul III, dans les thermes d'Antonin, a passé du palais des Farnèses ses restaurateurs, desquels il a pris son nom de Taureau Famèse, dans le musée de Naples. A d'autres artistes de Rhodes, Agésandre, Poly lore, Athécodore, était dû aussi ce groupe de Laocoon et de ses enfants, ornement du palais de Titus, dans les ruines duquel on Ta retrouvé, au temps de Jules II, avec de tels transports d'enthousiasme, et que les vicissitudes de la guerre ont fait voyager, pour sa

1. Fleg., II, xxiii, 1-4. — 2. Amor., II, n. 4-5; Triât., III, i, 60-62. — 3. Sat., II, 66. — 4. Voyez livre II. ch. i. — 5. But. nat.t XXXVI, 4.

DE I \ rRAGl DIE BRI CQI B. loi

plus grande gloite, du Vatican au Louvre, et du Louvre au Vatican Ce groupe n'est peut-être pas, comme 1» ,t Pline', de toutes les productions de la peinture et de la sculpture la plus excellente, mais c'est assurément la plus expressive, la plus trafique, et peut-être remonte-t-il, par l'imitation, de modèle en modèle, à travers la description de Virgile, 61 toutefois, ce dont on doute', elle lui est antérieure, à travers celles de la poésie alexandrine, dont avait pu profiter l'auteur de l'Enéide*, jusqu'au LdOCOOn de Sophocle. Parmi des tableaux de grands maîtres que regarde, sous un portique de Naplts, le ht r. s de Pétrone4, il en est un que lui explique en vers son compagnon de promenade, poëte communicatif, et qui retrace avec d'autres scènes de la prise de Troie, le sujet si pathétiquement rendu par les sculpteurs rhodiens. Les tableaux dont Lucien a orné cette splendide maison si curieusement décrite dans une des compositions sophistiques de sa jeunesse, offrent, selon son expression4, des drames en peinture, que Sophocle et plus eucore Euripide ont dessinés d'avance : un Oreste tuant lgisthe près du cadavre de Clytemnestre déjà immolée, et, par ce dernier acte de justice, seul ollert aux spectateurs, effaçant en partie l'idée de son parricide6; une Andromède, regardant avec effroi et non sans mélange de pudeur virginale, Persée qui combat pour sa délivrance et va la conquérir7; une Médée, comme celle de Timomaque, le poignard levé sur ses enfants qui lui sourient8. Il y a beaucoup de tableaux de ce genre, parmi eeiix que se sont également complu à décrire les deux Philostrates 9, qui citent quelquefois à ce propos Sophocle et Euripide, et, sans remonter si haut, auraient pu trouver des autorités dans leur famille; ils avaient pour père et pour grand-oncle un sophiste du même nom, que ses quarante-trois tragédies, sans parler de ses trois livres

t. mm tint., xxxvi . 4.-2. Voyet Leasing, luocoon.— Z i XCUTS. v. vi ad £n.. II. — 4. Salir., i.xxxix. — 5. i. — 6. Voyez plus loin, hv. m, cb, vu. — 7. Voyez plus haut,

p. h>o. — 8. Voyez | . .. iiv. IV, eh. îv. — 9. Iniayi><

sur la t (1'tjOUter, par fol

de supplément, à notre li

trate, s iphists d'époqae incoDo oint 01

Dtirement I i 2 aux tableaux des Philo

se souvient aussi d'Euripide, ■ l'occasion d'une Ggure ou nous retrouvons encore :

conflit tumultueux d lui comme un problème à l'émulalior.

vrai qu'on peut justement soupçonner e et ta-

bleaux d'être des ouvrages imaginaires, dans la description desquels s'est jouée, faute de sujets plus la faniaisie de ces écr. vains. Mais, dans leur inv tions, ils se sont certainement conformés aux hsbi de composition des artistes leurs contemporains. Nous le savons par tout ce que nous a rendu, et nous rend encore, de la peinture, de la sculpture antiques, a l'époque romaine, le sol de l'Italie; et, sans en recueillir les preuves, ce qui serait infini, dans les galeries sont formées par toute l'Europe de ces précieux dél dans les recueils qui les ont reproduits par le de>sin et expliqués par la science archéologique, nous en trouvons de suffisantes dans le livret seul de notre Musée. La nous rencontrons eucore îSoj ho^le et Euripide dans des bacre'iefs qui nous offrent tantôt une scène détachée, comme par exemple celle à'Oreste vengeant son père, à'Anliope r 'conciliant ses fils8; tantôt se déroulant sur les faces d'un sarcophage, des drames entiers, distribués comme par actes, selon la division romaine, toute la fable de Méléagre, d'Hippolyte, de VIphigcnie en Tavride, de l'eV ternelle Mèdèek. Des représentations de ce genre ne sont pas rares dans ce qui s'est conservé et se retrouve chaque jour des produits si nombreux de la toreutique, de la plastique, de la céramique chez les anciens. Or, au

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