Suid., v. 4>i).67TpaTo;. — 2. Expositiones
3. Si ce n'fst pas plutôt, selon une autre interprétation ica, entre Orphée qui la perd une seconde fois et Mercure qui la reprend. "Voyez Guignaut, Religions de l'antiquité, t. IV, lr,i.art., p. 32 IIe" part., pi. ccliii.
4. Voyez uos 16, 212, '219, 270, 388, 478 du Musée des Antiques.
DE i V i RÀGÉME GRECQI E.
nombre de celles (|iii se voient si délicatement, m élégamment tracées sur les vases peints de l'E rurie, il j eu a
semblent bien anciennes, qu'on peut supposer à peu près contemporaines de ce qu'elles expriment. La Grè
qui avait envoyé aux Etrusques, à la suite de Démai le père «lu premier Tarquin, ces artistes au nom symbolique, Euchir et Bu gramme, en qui se personnifie l'art de mouler et de peindre l'argile1, les fournil ensuite, pour ;e de Cet art, en abondance, de sujets empruntés à sa poésie épique et dramatique, et, par cette voie, la tragédie grecque, que Home devait ignorer longtemps,
procha d'elle Lien avant l'époque où le consul M. Livius Salinator l'y amena de Tarante, avec son captif AndroniouB. Peut-être même s'était-elle déjà montrée, ou se montra-t-elle plus tard sur la scène des Etrusques, qui eut, nous le savons par Varron2, mais il ne nous apprend pas en quel temps, des tragédies, des poètes tragique B, dont un nommé' Yolnius.
• us voilà revenus, par un long détour, au théâtre. Qui i OUS y fera suivre jusque dans le moyen âge la trace de la tragédie grecque? Ce sera la pantomime, le dernier spi ctacle, le dernier drame du monde ancien, qui enchanta si longtemps et Home, et Byzance, et toutes les villes occidentales, orientales qui relevaient d'elles; la pantomime, qu'au vr siècle de notre ère le ministre de Théodorio, Cassiodore, s'occupait de relever, par ses règlements, avec autant de sollicitude que les autres raines de la civilisation romaine et de l'administration impériale1. Cette poésie, au muet langage, comme disait Simonide4, n'avait pas été étrangère à l'art dramatique des Grecs; elle l'avait même précédé, sous un autre nom, celui qui désignait la danse dans ces espèces de représentations lyriques dont il était sorti : le tétramètre trochaïque, mètre orches ique, dit Aristote8, avait été long-
# 1. IMin., llist. tint., XXXV, 43. — 2. De ling. lat . V. V, — 3.Caiiv, si, — |, Plutatou., sympos., IX, 15. — 5. Po«l., iv. Cf. rruincm., nx, xxxi.
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lemps, jiar cette rtison <li"; les anti'j1
fondatean de l'art trag rae, . Pratinaa, Qntui
Phrynichos, par l'alteDtioo particulierdonnée, comme auteui <ie troupe et ac-
teurs, I l'accompagnement mimiq
avaient mérite ce même nom d'orchi ' ; enfin, s'il
en faut croire une anecdote piquante d'Elien *, l'un d'eux, Phrynichus, avait été élu général au théâtre même, pool
des vers de tragédie, dont le rhythme militaire convenait aux mouvements de la danse pyrrhique. Aristophane s'égaye quelquefois sur les agréments un peu grossière,
les grâces un peu rudes de leurs gestes et même de leurs pas, dont on pourrai presque, au besoin, retrouver le dessin dans ses vers1; une autre fois, descendant jusqu'à ses contemporains, et jouant sur le nom de Garcinus, i. représente follement toute cette famille dramatique de poètes et de danseurs*, sous la figure bouffonne d'un ballet de crabes5. Dans l'intervalle, l'art orchestique n'avait pas été négligé, il s'en faut bien, par les maîtres de la scène. Eschyle l'avait pratiqué et y avait lui-même exercé ses acteurs *, dont l'un qu'on peut regarder comme son disciple en ce genre, Télestès, y avait excellé, au point que, dans la tragédie des Sept chefs, ses gestes rendaient visibles aux yeux les tableaux si vifs retracés parles vers du poëte7. Sophocle, qui, dans la fleur de son adolescence, l'éclat de sa beauté, avait dansé au;our du trophée de Salamine, n'avait pas dédaigné, plus tard, de faire son rôle parmi les jeunes compagnes de sa Xausicaa, qu'une scène naïve et familière représ:ntait jouaU ensemble à la balle comme dans Y Odyssée, et sans doute avec cette grâce, cette harmonie de mouvements que les
1. Athen., Deipn. I. (Voyez plus haut p. 6, note lre.) Cf. Plutarch., Sympos., VIII, 9. — 2. Var. hist., Fil, 8. (Voyez plus haut, p. 91.) — 3. Vesp., 1512 sqq. — 4. Voyez plus haut, page 99 sq.
5. Vesp., 1523 &qq. Par une erreur bouffonne , Dalechamps a fait d'un crabe, dont il est question chez Athénée, XV, le poëte Carcinus. Voyez Valcken, ad Euripid. Phœitùs., 815. Meineke, Frayn. comte. grœc, t. Ier, p. 512, attribue à Meursius et à Gesner la même inadvertance.