‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 81 sur 185 · Aristoph., Ran.; Athen., Deipn., ï. — 7. Athen., rbi i · texte numérisé non relu

Aristoph., Ran.; Athen., Deipn., ï. — 7. Athen., rbi i

DE LA l i: IGÉDIE GRE! Ql

Grecs, artistes en tout, mêlaient à cet eierai< • i <>n t

Athénée a emprunté à leurs poètes de si agréables peintures1. La danse, le geste, l'expression mimique occupaient donc, chez les Grrecs, une place i'ort importante dans les représentations théâtrales. Aristote leur en accorde une dans sa Poétique : seulement il semble les attribuer Spécialement à la partie la plus musicale et la plus rhythmique du drame, c'est-à-dire au chœur*. Les Romains, qui avaient pour la danse et pour cette gesticulation animée qui en dépend, et qu'on n'en distinguait point, une passion peu digne de leur gravité, dont s'indignait Scipion Emilien ', en avaient fait de fort bonne heure l'élément principal du spectacle tragique et comique. Dès le temps de Livms Amlionicus*, ils en étaient venus, dans certains morceaux dédite, qui, détachés du dialogue et soutenus d'un accompagnement plus musical , s'appelaient canticfi, à séparer les gestes des paroles prononcées, à la place de l'acteur, par un chanteur placé, pour cela, près du joueur de llûte. Leur Komuus excellait par l'action; ils en parlaient, comme ils parlèrent depuis des pantomimes', et il ne lui manquait, pour mériter complètement ce nom, que de renoncer complètement, comme les pantomimes, à la parole. Ce que n'avait fias fait Koscius, Pylade et Bathylle le lirent au temps d'Auguste, et après eux, les Hylas, les Mnester, les Paris, toute cette longue suite de comédiens du même genre, qui avaient, dit Sénèque*, leurs écoles, leurs maisons, leurs clients, et dont l'histoire des Césars, qui est souvent la leur, dont les épigrammes Qatteuses des Anthologies grecque et latine, nous ont couseivé tous

noms , jusqu'à celui de la danseuse Helladia, qui faisait homme comme les autres se faisaient femmes, et à laquelle Hyzance, qui lui vit danser le rôle d'Hector, éleva des statues. Les témoignages de l'antiquité sont una-

1. Odyts, vi, 100: âthen., Detpn., t. — 2. arist., Poe!., i. — H M crob , Il . Sallust., Cot.. xxv ; Hor., 0«L, ni, ri, 21. —

Page 1