‹ Études sur les tragiques grecsChapitre 86 sur 185 · Voyea sur une Clytemnestre ecritr au · texte numérisé non relu

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prunt, tamot grec, tantôt latin, de Triâsino, de R icellai,

de Martelli, d'Alamanni, d I)olce,

faibles introducteurs, sur la scène italienne, de la forme antique, de cette forme qu'appliquait alors plus sèment à un sujet moderne, dans son I r », ou

se retrouve véritablement quelque chose de la j/ra\ it.'- et de l'élévation morales, de l'élégance passionnée, de i pression pathétique d'Kuripide, le portugais Antonio Ferreira". En Italie, à cette double influence et des Grecs et de Sénèque', s'en joignirent deux autres, également contradictoires : celle de la Poétique d'Annoté, avec la sévérité de ses lois, encore accrue par la rigueur judaïque du commentaire et de la jurisprudence ; celle du roman moderne, avec la complication et le libre mouvement de ses aventures. Elles contribuèrent à la formation lente et laborieuse de cette tragédie de caractère indécis, qui put surprendre des succès de vogue, mais ne laissa point de souvenir et, jusqu'à la Mèrope de Maffei, sembla frappée d'impuissance.

Il n'en fut pas de même de la nôtre, formée cependant des mêmes éléments, par Jodelle d'abord, qui, en 1552, remonta jusqu'au bouc de Thespis, et certainement plus haut que ses vers* ; ensuite par Garnier, qui, vers la fin de ce siècle, mêla Sénèque avec Sophocle et Euripide,

1. Voyez Tiraboschï , lever** *«,■ -rrîh. Cf. Bonafous, de Ângeli Politiani vita et operibus, Paris, 1845, c. vu, p. 44 et suiv.

2. Voyez les fragments que M. Sané, à la suite de sa Grammaire portugaise, M. Sismondi dans son ouvrage sur la Littérature du Midi, M. Raynouard, Journal des Savants, juillet 1823, p. 424, ont donnés de cette pièce, regardée comme la première tragédie régulière qui ait paru en Europe après la Sophonisbe du Trissin. Voyez au^si l'élégante traduction qu'en a publiée, en 1835, dans le Théâtre européen> M. Ferdinand Denis.

3. Cette prédilection pour les exemples de Sénèque est un des faits qui ressortent des recherches curieuses de M. A. Chassang sur les Essais dramatiques imités de Vantiquité au HT* et au XV siècle, Paris, 18ô2.

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