CHAPITRE PREMIER
lie» Suppliantes.
Parmi les sept pièces M'1 ' n°ns représentent aujourd'hui le nombreui théâtre d'Eschyle, plusieurs, je l'ai
déjà dit,' peuvent nous donner quelque idée de cette tr.i die primitive qui a été son point de départ. Il en est une, particulièrement, 1rs Suppliantes, aussi pauvre d'intérêt dramatique que riche de poésie, où certains caractères, l'excessive simplicité de la fable, la prédominance du chmur sur les autres rôles, l'étendue démesurée de la partie lyrique, rarement interrompue par quelques récite, et plus rarement par quelques dialogues, ceR circonstances, enfin, que rien n'y précède l'entrée du chœur, que les trois personnages, en quelque sorte ajoutés à celui du chœur, ne sont .jamais plus de deux ensemble sur la scène, et qu'il a pu suffire, pour Les jouer, des deux acteurs dont se contenta Eschyle, jusqu'à L'introdu Jtion d'un troisième par Sophocle, OÙ, tlis-je, tous ces caractè es ne pei mettent guère de mé- . naître la tragédie à son berceau, ainsi que le génie tragique du poète.
ratt Bnlérieure VOrestiêi puisque le cl ear, réduii à donié, à qua quinze ohoi ait, après la ;
Eumènides*, ou auparavant, salon d'autres, n'y pouvait I convenablement, on va le voir, pas plus que dans la . où Phrynichus avait déjà mil en <rëne le nage collectif*, moindre de cinquante : elle a, on peut le conclure de son imperfection relative comme œuvre dramatique, pi \céàé très-probablement le Pn les Sept Chefs: elle devrait ouvrir le recueil qu'elle ferme ordinairement. Je commencerai par elle ces études, reux de pouvoir m'appuyer sur la double autorité de W. Schlegel qui la croit un des plus anciens ouvrages du poëte, de De la Porte-du-Theil qui l'a, sans doute par raisons pareilles à celles que je viens d'expcser, placée en tète de sa traduction*.
1. Vit. Soph.; Suid., v. SofOxXî)ç; Vit. JStekffL Cf. Bœckh, <,rœc.
trag. princip., vu; schol. Aristo;<h., Equit., 593; Aff.f 300; J. Poil., IV, 19. Voyez, sur le^ divers systèmes relatifs à la réduction du ci. de la tragédie, M. Ch. Magnni, de la .Vise en scène chez les ancien» (Revue des Deux-Mondes, 18^0, t. XX11, p. 259).